Visitez l’abbaye pendant les vacances !

A celles et ceux qui ne rejoindront pas les pistes de ski pendant ces vacances de février, nous rappelons qu’il est possible de visiter l’Abbaye de Sylvanès, ouverte tous les jours du lundi au vendredi, de 9h30 à 13h00 et de 14h00 à 17h30 !

Livret de visite en mains, partez à la (re)découverte de ce joyau de l’art cistercien : laissez-vous surprendre par les dimensions étonnantes de la nef, admirez les jeux de lumière à travers les nouveaux vitraux et déambulez paisiblement sous le cloître… À moins que vous ne préfériez, tablette numérique à l’appui, relever les défis d’Hugues Francigena pour retrouver les outils égarés du moins copiste ? (pour tous dès 8 ans)

Pour les familles, un parcours sous forme de jeu de piste interactif sera mis en place mercredi 19, jeudi 20 et vendredi 21 février ! Un plan, des indices cachés, des anecdotes et devinettes posées par les moines et les bâtisseurs qui ont autrefois animé le lieu promettent de passer un moment ludique où les compétences et les connaissances de chacun seront mises à l’épreuve ! Deux niveaux de jeu pour le plaisir de tous (4-6 ans et 7-10 ans)

Tarifs : visite libre (livret ou tablette) ou jeu de piste : 3 € par personne

Grandir en musique ! #2

Pour les élèves des écoles de Montlaur, Camarès, Belmont, Brusque, Cénomes, Fayet, Saint Sernin ou encore Murasson, chaque séance commence de la même façon : les élèves attendent en rang devant la porte entrouverte d’où leur parvient une mélodie venue d’ailleurs. Mélodie Le Clerc accueille les enfants avec son sourire et leur demande d’entrer en exprimant avec leur corps ce que leur raconte la musique qu’ils entendent. Et s’ils entrent aujourd’hui en dansant, en levant les bras et en souriant, c’est qu’ils ont bien perçu la joie et l’euphorie de cette nûba algérienne

La séance de la semaine – la 8e du projet – transporte donc les enfants au Maghreb, permettant au passage de nommer l’Algérie et de situer la situer en Afrique du Nord sur la carte du Monde. La maîtresse y reviendra sûrement plus tard en classe… Guidés par Mélodie, les enfants repèrent deux nouveaux instruments : une flûte appelée ney et une percussion appelée bendir. Ils découvrent que si la première joue la mélodie, le second assure l’accompagnement.

musique traditionnelle d’Algérie « Nuba Maya »

Vient ensuite le moment de pratiquer : Mélodie engage un jeu de questions/réponses où les enfants doivent répondre en musique à l’opposé de Mélodie. Si elle chante piano, ils doivent répondre forte, si elle chante legato, ils doivent répondre staccato. Autant de notions que nos musiciens en herbe maîtrisent déjà ! Un autre jeu permet de travailler la justesse de la voix : Mélodie émet une « bulle de son » que les enfants doivent reproduire chacun leur tour avant de pouvoir se la passer de mains en mains…

Vient enfin l’heure de se séparer – toujours en musique ! –  et de retourner en classe en attendant la prochaine séance… qui se déroulera pour tous les élèves à l’Abbaye de Sylvanès. L’occasion, pour les 9 classes participantes, de rencontrer les musiciens de la Cie Rassegna puis d’expérimenter en chœur l’acoustique exceptionnelle de l’abbatiale !

Rappelons que projet s’inscrit dans la droite ligne du Plan Chorale national et a pu être concrétisé grâce à un partenariat privilégié avec la Communauté des Communes Monts Rance et Rougier, le Conservatoire de l’Aveyron, la DSDEN de l’Aveyron, Aveyron Culture-Mission Départementale et la DRAC Occitanie.

Un séminaire sur le thème « Chants et Dialogue des cultures »

Si vous êtes artiste interprète, enseignant du 1er ou du 2d degré, médiateur culturel, formateur… le séminaire « Comment le chant s’inspire-t-il du savant et du traditionnel ? » organisé les 23 et 24 mars 2020 à Toulouse vous intéressera sûrement !

De Gérard Kurkdjian à Michel Wolkowitsky, en passant par Françoise Atlan, Gisèle Clément, Brice Duisit, Fouad Didi ou encore Michel Laplénie : des intervenants professionnels renommés et passionnés vous présenteront un tour d’horizon du chant sacré, traditionnel populaire, médiéval, oriental…sans oublier l’opéra… au cours de conférences et d’ateliers de pratique qui se dérouleront sur deux journées dans les locaux du réseau Canopé et le prestigieux Théâtre du Capitole !


Retrouvez ici le programme complet et ici le formulaire d’inscription en ligne. Attention, places limitées à 40 participant(e)s.

Ce séminaire national inédit voit le jour dans le cadre d’un nouveau PREAC
Depuis 2005, les Pôles de Ressources pour l’Éducation Artistique et Culturelle (PRÉAC) ont pour mission de renforcer les liens entre les acteurs de la culture et ceux de l’éducation par l’intermédiaire de la formation. Il en existe 38 en France, répartis dans 9 domaines artistiques. Ils sont coordonnés par les ministères de la culture, de l’Education nationale et le Réseau Canopé et touchent, chaque année, plus de 5000 formateurs.
Le CCR de l’Abbaye de Sylvanès est l’un des opérateurs culturels du PREAC « Chants et Dialogue des Cultures », dernier-né de la famille ! Il est le fruit d’une collaboration entre la DRAC et le Réseau Canopé Occitanie, les Rectorats des Académies de Montpellier et Toulouse, et quatre acteurs culturels et pédagogiques : l’Abbaye de Sylvanès, l’Association UNI’SONS/Festival Arabesques (Montpellier), l’Opéra Orchestre National de Montpellier et le Théâtre du Capitole de Toulouse.

Le chant médiéval à la portée de tous

Au printemps, en été et à l’automne, Els Janssens-Vanmunster et Caroline Marçot de l’ensemble Mora Vocis-voix solistes au féminin encadrent à Sylvanès des ateliers de chant médiéval.
Un de leur répertoire de prédilection : l’oeuvre de Hildegard von Bingen (1098-1179), cette abbesse hors du commun dont les chants poétiques constituent de véritables hymnes à la vie, à l’amour et à la femme. Rencontre avec ces deux chanteuses…

En tant qu’Ensemble exclusivement féminin, ce choix de répertoire contribue t-il à réhabiliter la place des femmes au Moyen Âge ?

Beaucoup ignorent que les femmes composaient et chantaient au Moyen Âge, l’anonymat des compositions y est pour quelque-chose… l’Histoire a oublié les compositrices ! Nous sommes engagées à rétablir un équilibre en respectant une équité dans notre programmation tout en mettant en valeur des compositrices de genre féminin.

 

L’abbaye semble se prêter à merveille à l’apprentissage et à la pratique du chant médiéval ! Que vous inspire un tel lieu?

Chanter à Sylvanès est un privilège ! Les pierres de l’abbatiale ont été agencées pour accueillir des mélodies similaires aux nôtres ! Nous sommes persuadées que c’est aussi ce cadre exceptionnel qui attire les stagiaires.

 

Votre méthode d’apprentissage sort des sentiers battus, sans partition, par écoute et imitation, vous invitez les stagiaires à travailler leur souffle, à avoir une approche corporelle et placez l’interprétation, la dynamique des textes et du phrasé au cœur de votre pédagogie. Pourquoi cette méthode ?

Tout d’abord pour des raisons historiques ! Au Moyen Âge, l’apprentissage se faisait sans partition. Ensuite, cette méthode a fait ses preuves, il est plus aisé de former un groupe en comptant sur le corps comme outil de mémorisation… Par exemple, si un membre du groupe oublie les paroles, il peut se référer à l’imitation vocale, observer les gestes du corps de ses camarades.

 

Els et Caroline animeront à Sylvanès en 2020 plusieurs stages de chant médiéval : 18-19 avril, 3 au 7 août, 17-18 octobre.

Propos recueillis par Casey Crouard, stagiaire au service communication, été 2019 

Beau succès pour les 12e rencontres du film musical

Plus de 300 personnes se sont déplacées du 8 au 11 novembre dernier au cinéma le Temple de Camarès pour l’ultime manifestation de l’année du Centre culturel de rencontre de l’abbaye de Sylvanès. Il faut dire que la cuvée 2019 concoctée par son directeur Michel Wolkowitsky était alléchante. Même si les films les plus récents programmés en soirée ont remporté les plus grosses jauges, les affiches des films des années 50 n’étaient pas en reste.

Ce sont donc « Bohemian Rhapsody » et « A star is born » – dont le succès public tient en partie des performances bluffantes de Rami Malek dans le rôle de Freddie Mercury et celle de Lady Gaga en jeune star montante – qui ont rassemblé le plus d’amateurs. Que dire de l’inclassable et poétique « Barbara » de Mathieu Amalric, porté par une Jeanne Balibar également stupéfiante d’évidence et de ressemblance ? Le concept de film dans le film et le principe de grand collage de prises de vues réelles et d’images d’archives donnaient un peu le tournis. Mais Amalric qui invite volontairement le spectateur à se perdre entre la fiction d’une biographie filmée et la réalité du tournage de celle-ci le met en scène avec une telle précision que, au fil du film, l’on ne sait plus très bien laquelle Barbara est vraie, laquelle est fausse… « Un film fou sur une artiste déraisonnable » résume si bien Jérome Garçin dans le Figaro ;

Malgré son livret un peu démodé, l’adaptation cinématographique de la comédie musicale mythique « Guys and Dolls » a séduit son public. Elle a permis de retrouver dans le rôle des « vilains messieurs » séducteurs de « blanches colombes » Frank Sinatra et Marlon Brando. Quant à « Brigadoon », petit miracle cinématographique à l’allure de conte de fées de Vincente Minelli, il a aussi eu ses adeptes !

Il en est de même pour les inconditionnels d’opéra qui se sont régalés devant l’adaptation filmée de « Tosca », l’une des plus belles qui existe et réalisée en 1976. C’est dans les décors naturels d’une Rome mortifère qu’évoluent Floria Tosca (sublime Raina Kabaivanska), maîtresse du peintre Mario Cavaradossi incarné par un Placido Domingo au sommet de sa forme !

Deux superbes voyages musicaux étaient aussi au programme de ce week-end « musique et cinéma ». Le premier avec le film musical par excellence « Latcho Drom » dans lequel Tony Gatlif nous embarque le long d’un chemin millénaire qui mena les Roms du nord de l’Inde jusqu’aux rivages de l’Atlantique avec pour fil conducteur la musique, toute la musique…

Le deuxième, vraisemblablement coup de cœur du public fut le passionnant documentaire « The Music of strangers » de Morgan Deville qui raconte l’histoire de virtuoses du monde entier rassemblés au sein du Silk Road Ensemble, projet inédit impulsé par l’atypique violoncelliste Yo-Yo Ma. D’attachants portraits et parcours d’artistes exceptionnels de talent, d’humilité et de générosité défilent sous nos yeux pendant plus d’une heure et demi. Ce film rappelle avec force l’importance du dialogue interculturel : une thématique qui fait largement écho à ce qui se fait tout au long de l’année à Sylvanès, dans le cadre des activités du Centre culturel de rencontre et de son festival. Comme le souligne Michel Wolkowitsky lors de sa présentation : « La musique et les arts en général nous transportent et nous conduisent à nous confronter à d’autres dans toute sa richesse : ils nous amènent à nous intéresser à ce qui rapprochent les hommes plus qu’à ce qui les éloignent. » Un beau message de tolérance et d’ouverture culturelle !

Un merci particulier à la Communauté de communes Monts Rance et Rougier pour leur soutien. 

Grandir en musique !

« Maîtresse, on a bien musique ce matin ? » A la réponse affirmative de leur enseignante, les 28 élèves de CP- CM2 de l’école publique de Montlaur se réjouissent ! C’est ce mardi 5 novembre à 9 h leur troisième rendez-vous avec Mélodie Le Clerc, musicienne DUMIste qui intervient dans le cadre du projet « Chorale à l’école » initié par le Centre culturel de rencontre de l’Abbaye de Sylvanès.

C’est en observant un étrange dessin sur fond bleu avec de multiples symboles et en se déplaçant en musique que les écoliers pénètrent dans la salle bibliothèque. Aujourd’hui, ils vont découvrir ce qu’est une partition graphique. En 45 minutes, durée de l’atelier bimensuel, Mélodie leur fait appréhender le lien entre l’image et le son émis, les notions de legato et staccato, de forte et de piano… En les matérialisant par des rubans et des cubes multicolores, des partitions graphiques apparaissent sur le sol. Puis chaque enfant muni d’un instrument s’amuse à les interpréter en musique en suivant attentivement les doigts de Mélodie sur l’étrange partition… L’atelier suivant, par petits groupes, consiste à partir de plusieurs images de BD (dessins et onomatopées) d’inventer sa propre partition graphique et de l’interpréter devant ses camarades de classe. Cela fonctionne parfaitement et quatre compositions personnalisées et originales émergent !

La séance s’achève par l’apprentissage d’une chanson sur la thématique des couleurs et c’est déjà l’heure de repartir dans sa classe…en chantant bien sûr ! Et pour Mélodie, de rejoindre les autres jeunes apprentis musiciens des écoles de Camarès, Brusque, Fayet, Cénomes…

Afin de favoriser la dynamique de ce projet, il est prévu 2 regroupements inter-écoles ainsi qu’une restitution finale publique en juin à l’Abbaye de Sylvanès. Cette rencontre artistique et amicale permettra aux 150 élèves du territoire d’expérimenter en « grand chœur » la puissance du chant collectif dans un lieu à l’acoustique exceptionnelle. En attendant, les enfants vont continuer à grandir en musique, à prendre du plaisir, à développer leur créativité et bénéficier pleinement de cette expérience artistique favorisant l’écoute, le respect, le partage et in fine, le vivre ensemble !

Ce projet s’inscrit dans la droite ligne du Plan Chorale national et a pu être concrétisé grâce à un partenariat privilégié avec la Communauté des Communes Monts Rance et Rougier, le Conservatoire de l’Aveyron, la DSDEN de l’Aveyron, Aveyron Culture-Mission Départementale et la DRAC Occitanie.

Bernard Tétu : Sylvanès, un lieu pour tous !

« Pédagogie et excellence » : deux mots clés qui reviennent dans les dires des stagiaires choristes de Bernard Tétu.

Directeur artistique des Chœurs et Solistes de Lyon depuis leur formation en 1979, le chef de chœur et d’orchestre Bernard Tétu participe chaque année au Festival de musiques sacrées musiques du monde de l’Abbaye de Sylvanès. Pionnier dans la création de la première classe de formation de chefs de chœur professionnels au Conservatoire National de danse et de musique de Lyon, il se rend à l’Abbaye de Sylvanès depuis presque quarante ans, d’abord dans la cadre de résidences artistiques, puis pour y encadrer des stages de chant choral et de direction de chœurs.

Répétition 2019 de l’Atelier choral-production sous la direction de Bernard Tétu dans l’abbatiale de Sylvanès

A la question « pourquoi Sylvanès ? », Bernard Tétu répond « un lieu pour tous ». Au Moyen âge, l’église était un lieu universel en ce qu’elle incluait toute la société. Le sacré faisait partie intégrante du quotidien des hommes. Aujourd’hui, Bernard Tétu prône le « droit au sacré pour tous » et la musique en serait la voie d’accès. Il ajoute également que « chaque lieu a un son et une couleur ». C’est l’acoustique exceptionnelle et la charge historique de Sylvanès qui permet la transmission du sacré.

Bernard Tétu reviendra en 2020 à Sylvanès pour encadrer trois sessions auprès de chefs de chœur et aussi le stage d’été de chant choral. Après la musique sacrée italienne du 19e siècle en 2019, le répertoire de cette nouvelle saison sera consacré à une œuvre phare : Le Requiem de Mozart dans la version Czerny, pour solistes, chœur et piano à quatre mains… Notez dès à présent la date : du 13 au 19 juillet 2020 !

L’Art de la Parole et du Chant

A l’invitation de Michel Wolkowitsky, directeur du Centre culturel de rencontre de l’Abbaye de Sylvanès et en partenariat avec le COMDT de Toulouse et l’IRHT, poètes, chanteurs, musiciens, scientifiques, liturges se sont réunis à Sylvanès du 4 au 6 octobre à l’occasion du colloque « L’art de la Parole et du Chant ».

Conférence inaugurale de Frédéric Tavernier-Vellas : L’éloquence du verbe

Nous parlons, nous chantons, nous écrivons, nous lisons… La parole est omni-présente dans notre vie quotidienne. Qu’avions-nous à en dire de plus ? Les regards croisés de ces personnalités, pour qui la parole est plus qu’un outil lorsqu’elle devient un art, nous ont permis d’en découvrir les richesses, les subtilités, la profondeur… Leurs témoignages nous ont aidés aussi à mieux comprendre comment celle-ci, transformée par la science du langage et la technique (τεχνή) de la diction et du chant, acquiert une noblesse et une puissance d’expression qui nous échappe trop souvent tant elle est banalisée dans nos quotidiens saturés d’informations à l’affût de toute nouveauté.

Loin d’un bavardage stérile, la Parole peut dire ou suggérer une intériorité. Elle peut devenir dialogue, échange, écoute profonde, intersubjectivité. De la rhétorique à l’art de la composition musicale du chant, de l’art de l’homélie chantée au Moyen Âge à la mémoire séculaire des compositions liturgiques, du chant des troubadours et des poètes ou des chansonniers au discours musical issu ou conduisant au silence, du théâtre antique à l’opéra baroque ou romantique, de la parole à la pensée et de la pensée à la contemplation de ce qui est en deçà ou au-delà de la pensée…

« De la parole au chant, une histoire du mélos’ » par François Cam

La Parole devient le vecteur d’une communion entre celui qui parle ou chante et celui qui écoute. Elle capte l’attention, éveille pensées et sentiments, s’empare du clavier des passions, élève l’âme et l’intériorise.

Merci à tous les conférenciers (Frédéric Tavernier-Vellas, Marcel Pérès, Jean-François Goudesenne, Theodora Psychoyou, Anna Schivazappa, Eric Fraj, François Cam, Pascal Riou, Brice Duisit, Gisèle Clément) qui nous ont transmis un peu de leurs savoirs précieux.

Merci à tous ceux qui ont illustré leur enseignement en disant, chantant ou jouant durant la scène ouverte du vendredi soir.

Un grand bravo également à Eric Fraj et Morgan Astruc pour le beau concert public « La Vida », proposé le samedi soir en partenariat avec le COMDT de Toulouse.

Concert « La Vida » par Eric Fraj et Morgan Astruc dans le scriptorium de l’abbaye

Une deuxième édition de ce colloque autour de la Parole et du chant est en préparation pour 2020 ! A suivre …

Résidence d’enregistrement de la Misa Flamenca

Venus cet été au festival pour la création d’une Misa flamenca inédite, les artistes de la compagnie Tavernier-Vellas sont de retour à l’abbaye du 7 au 11 octobre pour enregistrer cette œuvre qui sera édité en 2020 sous le label Psalmus.

Après la création et l’enregistrement en 2018 de la Messe Grecque de Saint Denis à Sylvanès, les sept musiciens et chanteurs nous entraînent dans un voyage autour des chants sacrés de la Méditerranée et nous invitent dans la culture andalouse à travers une expérience musicale et spirituelle inédite.

Développée selon le Rit Hispanique, très différent du Rit Romain, cette Misa Flamenca fait entendre des pièces anciennes du répertoire mozarabe interprétées par Frédéric Tavernier-Vellas associé à ses amis chanteurs Jean-Etienne Langianni, Jean-Christophe Candau, Antoine Sicot et Raphaël Robin. Le chant Flamenco s’y intègre de manière vivante et naturelle à travers des compositions du guitariste Kiko Ruiz chantées par Matéo Cortès.

« Vive flamme d’Amour » pourrait être le titre de cette création où la ferveur liturgique de l’ancien et actuel chant Mozarabe se mêle au duende légendaire du Flamenco. C’est l’âme sacrée de l’Andalousie qui s’intériorise pour se communiquer de manière encore plus profonde et vivante. Des créations sur des textes de Jean de La Croix apportent à cette Misa Flamenca une vive flamme qui est danse de l’âme.

Cette Misa est aussi un hommage à Pedro Soler, auprès de qui Frédéric Tavernier-Vellas a découvert cette tradition toujours vivante qui veut qu’un artiste de flamenco crée, au moins une fois dans sa vie, une Misa flamenca.

Revivez le 42e festival en images !

C’est une très belle édition du Festival qui s’est achevée le 25 août dernier  en l’abbatiale de Sylvanès ! Pour ceux qui n’ont pas pu se déplacer et les nostalgiques de ces merveilleux moments musicaux partagés, voici un retour en images des 25 concerts qui ont rythmé l’été  ! Merci à tous les artistes et au public de ce 42 e festival  et à l’année prochaine  !

Splendeurs de la musique sacrée …

Le Festival de l’Abbaye de Sylvanès a perpétué sa tradition de partage artistique et interculturel. Du Chœur mondial des Jeunes accueilli en résidence exceptionnelle à Sylvanès à la rencontre polyphonique France et Turquie, plus de 40 pays ont été représentés au festival en passant par le Liban, la Bulgarie, la Russie, le Portugal, l’Espagne, l’Italie… Comme chaque année, le Festival a rendu hommage aux monuments de la musique sacrée avec Le Gloria de Vivaldi, La Messa di Gloria de Puccini, le Magnificat de Bach, le Stabat Mater d’Arvo Pärt, les grands airs d’opéras de Verdi, Bizet, Gounod et ainsi que des œuvres plus rarement jouées comme le Requiem for the living de Dan Forrest

  • World Youth Choir

  • 30e anniversaire du Chœur mondial des Jeunes

  • Chœur National Polyphonique d’Ankara & Ensemble Sagittarius

    © Marie Lamour

  • Dir : Michel Laplénie, Burak Onur Erdem

    © Marie Lamour

  • Ensemble vocal et instrumental de Montpellier, dir F.Fontcouberte

  • Marine Chaboud et Emilie Boudeau

    © Marine Rey

  • Ensemble A bout de souffle, dir : S.Delincak

    © Emidio Castri

  • Stéphane Delincak

    © Emidio Castri

  • Musique sacrée italienne, Dir : B.Tétu

    © Marie Lamour

  • Musique sacrée italienne, Dir : B.Tétu

  • 30e Académie de chœurs et d’orchestre, Dir : M.Piquemal

  • 30e Académie de chœurs et d’orchestre, Dir : M.Piquemal

    © Marie Lamour

  • Michel Piquemal et Michel Wolkowitsky, 30 ans d’amitié !

  • Jeune chœur de l’abbaye

    © Marie Lamour

  • Ensemble Scandicus

    © Marie Lamour

Le 15 août, Michel Piquemal à la tête de la 30e Académie de Chœurs et d’Orchestre a offert un sublime concert autour des œuvres emblématiques de Mozart. Le public a aussi pu se délecter des polyphonies sacrées de Bach, Monteverdi, Purcell, Victoria ainsi que de deux créations musicales de Raphael Lucas interprétés par le Jeune Choeur de l’Abbaye dirigé par Emmanuel et Jean-Michel Hasler. Belle découverte également avec l’Ensemble Scandicus qui a exhume les chants des chemins portugais de Saint jacques de Compostelle. Le festival a comme chaque année fait résonner son grand orgue contemporain autour de pièces célèbres interprétées par l’organiste titulaire Henri-Franck Beaupérin.

… et traditions musicales du monde entier

Forte de sa très riche offre musicale, l’Abbaye a aussi accueilli de la danse flamenco avec la Compagnie Flamenco Vivo-Luis de la Carrasca et son spectacle « Flamenco por un poeta » en l’honneur au poète Antonio Machado. L’Andalousie toujours avec la création d’une Misa Flamenca–Mozarabe inédite par la Compagnie Tavernier-Vellas.

  • Luis de la Carrasca

    © Emidio Castri

  • Ana Perez

    © Emidio Castri

  • Misa Flamenca Mozarabe

    © Marie Lamour

  • La Camera delle Lacrime

    © Marie Lamour

  • Neapolis Ensemble

    © Marie Lamour

  • Canticum Novum

    © Marie Lamour

De retour au festival, la Camera delle Lacrime a présenté son spectacle « Dante troubadour », superbe adaptation musicale de la Divine Comédie de Dante. L’Italie encore, avec les musiques napolitaines du Neapolis Ensemble ou les échos de la Perse et de la Turquie avec les excellents musiciens de Canticum Novum.

  • Sirba Octet

    © Jean-Marc Saumade

  • Françoise Atlan et Shadi Fathi

    © Marie Lamour

  • Irini

    © Marie Lamour

  • Ensemble Héliodores

  • Chœur de Sartène et Chœur de Sofia

    © Marie Lamour

  • Chœur du Patriarcat russe de Moscou

  • Bal traditionnel occitan sur le parvis

  • La Talvera

  • Merci à tous et à l’année prochaine !

Également fidèles au festival, les artistes du Sirba Octet ont livré les standards de la musique tzigane et klezmer autour de la balalaika d’Alexeï Birioukov. Duos, trios et quatuor féminins se sont succédé : Françoise Atlan et Shadi Fathi ont loué les chants sacrés « De la Perse à la Méditerranée » ; l’Ensemble Irini a mis en lumière les différentes figures de la Vierge et de son culte. Quant au jeune Ensemble Héliodores, il nous a régalé des œuvres de Purcell ou Haendel mêlées aux mélodies françaises du 20e siècle. Le Festival s’est clôturé le 25 août dans la convivialité autour de polyphonies corses et bulgares avec le Chœur de Sartène sous la direction de Jean-Paul Poletti et le chœur de Sofia. Sans oublier les artistes de La Talvera qui, à l’occasion de leur 40 ans de scène, ont entrainé les festivaliers dans la ferveur des chants, danses et musiques occitanes sur le parvis de l’abbatiale !