Le nouvel espace d’accueil inauguré

Le 1er juillet, le nouveau bâtiment du Centre culturel de rencontre de l’Abbaye de Sylvanès a officiellement ouvert ses portes aux premiers visiteurs de la saison estivale.

A présent, depuis l’espace d’accueil jusqu’au cœur de l’abbaye, architecture, paysage et scénographie composent un parcours fluide et sensible, respectueux de l’identité et de la sobriété du lieu.
Le hall qui met en valeur une remarquable maquette de l’abbaye offre une très belle perspective sur l’aire du cloître. C’est dans ce chaleureux et lumineux espace associant bois, pierre et verre que nos agents d’accueil touristique ont proposé tout au long de l’été le nouveau concept de visite qui prend la forme d’un parcours sonore immersif. Équipé d’un casque semi-ouvert, le visiteur déambule librement dans les différents espaces, guidé par une narration captivante tout en maintenant un lien permanent avec son environnement.

Au cœur de ce parcours en neuf étapes d’environ 45 minutes, l’ancienne sacristie accueille une séquence immersive évoquant la journée d’un moine cistercien.
Une signalétique volontairement discrète accompagne également la déambulation, laissant toute sa place à l’architecture et aux espaces existants.

Le nouveau bâtiment d’accueil prolonge l’expérience du visiteur en réunissant un espace café et une boutique-librairie.
Cet été, boissons fraiches, café, thé et glaces étaient proposés aux visiteurs, festivaliers et stagiaires souhaitant profiter d’un moment de pause à l’intérieur ou à l’ombre des bouleaux.
A côté, dans la magnifique boutique-librairie, une grande diversité de livres, souvenirs, produits alimentaires locaux et objets issus de l’artisanat local et régional sont proposés à la vente.

 

De plus, dans ce nouveau bâtiment, un auditorium équipé d’une installation technique polyvalente permet d’accueillir des répétitions de stages de chant, des artistes en résidences, des concerts et récitals, des conférences ou encore des projections et événements filmés.
Cet été, il a accueilli le public à plusieurs reprises : à l’occasion de la soirée d’observation du ciel du 18 juillet ou encore lors du récital de chant lyrique des élèves de la masterclass de chant lyrique d’Élène Golgevit le 8 août.

L’auditorium du nouveau bâtiment lors de la répétition de l’Atelier-choral de Bernard Tétu

Pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de venir découvrir ce nouveau bâtiment et de tester la visite audio-guidée, il est toujours possible de vous accueillir jusqu’au 1er novembre.
Visites tous les jours de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h (dernière entrée à 11h45 et à 17h15)

Pour rappel concernant ce projet :

Maître d’œuvre : le cabinet parisien Antoine Dufour Architectes
Projet porté par la Communauté de Communes Monts, Rance et Rougiers qui assure la maîtrise d’ouvrage en collaboration étroite avec la petite commune de Sylvanès, propriétaire des lieux, les conseils et le soutien des services de la DRAC et des Monuments historiques d’Occitanie au Ministère de la Culture, le Département de l’Aveyron, du Conseil Régional Occitanie-Sud de France, de l’Europe (Programme européen régional FEDER/FSE+/FTJ 2021-2027) et du Parc naturel régional des grands Causses.

 

 

L’heure de la retraite pour Pascale

Le 30 août dernier, une page importante de l’histoire de l’Abbaye de Sylvanès s’est tournée. Après 35 années de présence, d’engagement et de fidélité, Pascale Aninat a quitté ses fonctions pour entamer une nouvelle étape de sa vie : la retraite.

Trente-cinq ans… Une longue aventure professionnelle et humaine que Pascale n’aurait sans doute pas imaginée lorsqu’elle a franchi les portes de l’abbaye, le 1er mars 1991.
Avec émotion, elle revient sur ces années riches en expériences et en rencontres : « J’ai vécu des années intenses, passionnantes, parfois difficiles, jalonnées de belles rencontres et d’autres, un peu moins belles… Je pars avec beaucoup d’émotions mais aussi beaucoup de gratitude envers tout le monde. Je suis heureuse d’avoir partagé avec vous ces 35 années d’aventure, pour Michel depuis le début, pour certaines depuis une bonne vingtaine d’années et pour d’autres quelques mois seulement. Je pense aussi beaucoup à André et à Nicole qui auront toujours une petite place au fond de mon cœur ».

En 35 ans, l’Abbaye de Sylvanès a connu de nombreuses transformations. Des équipes se sont succédé, les méthodes de travail ont évolué, les projets se sont multipliés. Il y a eu des réussites, des défis, quelques tempêtes aussi… Mais au cœur de tous ces changements, une constante demeurait : Pascale était là.

Dans son discours, le directeur Michel Wolkowitsky a rendu hommage à sa présence fidèle et précieuse : « Solide, fiable, présente, Pascale a été bien davantage qu’une collaboratrice : elle a été l’un des piliers de l’histoire de notre abbaye »
Des mots qui résument une relation forte, fondée sur la confiance et la reconnaissance. Car pendant toutes ces années, une chose était certaine : on pouvait compter sur Pascale. « On peut compter sur toi » : n’est-ce pas finalement, dans une vie professionnelle, l’un des plus beaux compliments que l’on puisse recevoir ?
« J’ai compté sur vous Pascale pour votre sérieux, votre expérience, votre franchise- parfois livrée sans emballage cadeau-votre loyauté et surtout votre engagement sans faille pour ce lieu et son projet. Merci pour votre travail, pour toutes les responsabilités que vous avez assumées avec compétence et détermination. Merci pour votre vigilance, votre exigence et pour la confiance que nous avons toujours pu placer en vous. Merci aussi pour tout ce que vous avez transmis, parfois sans même vous en rendre compte, à celles et ceux qui ont travaillé à vos côtés ».

L’équipe du 49e Festival – 15 août 2026

Le départ de Pascale laissera forcément un vide au sein de l’équipe. Après tant d’années, certaines présences deviennent des repères, presque des évidences. « Vous laisserez ici une empreinte forte. Une empreinte faite de travail, de fidélité, de convictions dans les valeurs que nous avons toujours défendues en ce lieu » ajoute Michel.

Et maintenant, place à une nouvelle vie pour notre jeune retraitée …
Pascale se projette déjà avec joie dans cette nouvelle étape de sa vie : « J’ai hâte de consacrer davantage de temps à mes proches, à mes passions, à mes futurs voyages et à tous les projets que j’ai remis à plus tard. Mais je ne reste pas très loin… »

Toute l’équipe de l’Abbaye de Sylvanès lui souhaite une retraite heureuse, riche de découvertes, de voyages, de moments partagés et de belles aventures.

Merci du fond du cœur Pascale et à très bientôt !

 

Résidences artistiques : créer ensemble au delà des frontières

Cette année, le Centre culturel de rencontre de l’abbaye de Sylvanès a accueilli deux résidences de création dans le cadre des programmes Odyssée et Nora de l’Association des Centres culturels de rencontre (ACCR). Deux projets artistiques venus d’ailleurs, portés par près de dix artistes étrangers, qui ont trouvé à Sylvanès un cadre propice à la création, au partage et au dialogue.

Le Sukoon Trio et le collectif Sistanagila, réunissant des artistes iraniens et israéliens, ont ainsi séjourné à l’abbaye, où ils ont apprécié la qualité de l’accueil, les conditions de travail et la beauté de son écrin naturel. Leur passage aura durablement marqué la vie du lieu, par leur énergie, leur enthousiasme et, surtout, par la richesse des créations présentées au public dans le cadre du 49e Festival de l’abbaye de Sylvanès.

Sukoon Trio : des chants pour célébrer la liberté et la diversité

Au printemps, Sadim Alzafari et Sarah Abo Aljadail, deux artistes syriennes du Sukoon Trio, ont été les premières à poser leurs valises à Sylvanès dans le cadre d’une résidence du programme Nora de l’ACCR.

Du 6 au 12 avril, elles ont travaillé à la création de leur programme Sukoon, un corpus de chants célébrant la liberté, les révolutions populaires, la paix, l’amour et la diversité. Cette première session de travail a permis au public de découvrir leur univers artistique lors d’une conviviale sortie de résidence, présentée le 10 avril à l’abbaye. Un rendez-vous qui a rencontré un bel enthousiasme auprès des spectateurs venus nombreux découvrir le fruit de leur résidence.

Quelques mois plus tard, les deux artistes sont revenues à Sylvanès, cette fois accompagnées du guitariste mexicain Gregorio Orozco, pour poursuivre leur travail, enrichir leur répertoire et affiner les arrangements de cette création.

Le 28 août, dans l’abbatiale de Sylvanès, les trois musiciens ont enfin dévoilé pleinement leur création. Entre les sonorités du oud et de la guitare, les sublimes et envoutantes voix de Sadim et Sarah intensifiées par la voix de Grégorio, l’abbatiale s’est s’enveloppée d’une atmosphère intime, où les mélodies du Moyen-Orient dialoguent avec les rythmes de l’Amérique latine. Porté par une complicité manifeste entre les trois artistes, le Sukoon Trio a proposé un répertoire qui dépasse les frontières et célèbre ce qui relie les peuples : la liberté, la paix, l’amour et la diversité.

 

Sistanagila : la musique comme voix de résistance !

Entre les deux résidences du Sukoon Trio, l’abbaye de Sylvanès a accueilli, du 13 au 18 juillet, une seconde résidence de création dans le cadre du programme Odyssée de l’ACCR.

Six musiciens iraniens et israéliens, vivant à Berlin et réunis au sein du collectif Sistanagila, sont venus à Sylvanès pour poursuivre leur recherche artistique autour du dialogue et du vivre-ensemble. Dans un contexte international marqué par de fortes tensions politiques, ils ont choisi de se « tendre la main » à travers le langage universel de la musique, faisant de leur création un symbole de paix, de rencontre et d’unité.

Durant leur séjour, les artistes ont pleinement profité des conditions de travail offertes par le Centre culturel de rencontre. Installés dans l’auditorium du nouvel espace d’accueil, ils ont pu répéter et approfondir leur programme Las – La voix de la résistance, tout en partageant de nombreux moments avec les équipes de Sylvanès, les stagiaires des formations vocales, les touristes et les festivaliers.

Le 17 juillet, dans l’abbatiale, ils ont présenté cette création au public du 49e Festival. Leur répertoire faisait dialoguer des mélodies folkloriques et religieuses issues du klezmer, de la musique séfarade et de la musique persane traditionnelle, avec des pièces spécialement composées pour le programme.

Une soirée rythmée, colorée et profondément humaine, au cours de laquelle les musiciens ont conquis le public par une performance à l’image de leur démarche : ouverte, généreuse et résolument tournée vers l’autre.

À travers leurs univers très différents, le Sukoon Trio et Sistanagila ont ainsi fait résonner une même conviction : les différences ne conduisent pas nécessairement aux conflits-elles peuvent aussi être source d’enrichissement.


Les programmes Odyssée et Nora de l’ACCR

Ces deux résidences s’inscrivent dans les programmes internationaux portés par l’Association des Centres culturels de rencontre (ACCR).
Le programme Odyssée s’adresse aux artistes, chercheurs et professionnels de la culture venant de l’étranger et ne résidant pas en France. Il leur permet de mener un projet de création ou de recherche au sein d’un Centre culturel de rencontre.
Le programme Nora s’adresse plus spécifiquement aux artistes et professionnels de la culture réfugiés en France et originaires de pays en conflit ouvert. Il vise notamment à favoriser leur intégration dans les réseaux artistiques et culturels français.

À Sylvanès, ces dispositifs prennent tout leur sens : l’abbaye devient un espace de création, mais aussi un lieu de rencontres, de circulation des cultures et de dialogue. En accueillant ces artistes venus d’horizons différents, le Centre culturel de rencontre affirme une nouvelle fois sa vocation à faire de la culture un espace de partage et d’ouverture au monde.

Christophe Guyard présente sa nouvelle création

En août 2024, il avait illuminé l’abbatiale avec sa création « Silvanium ». Le compositeur et chef d’orchestre Christophe Guyard revient cet été à Sylvanès livrer sa dernière pépite : « De Undis ad Stellam », un hommage en musique au Mont Saint-Michel et à sa baie qui sera donnée en première mondiale le 14 août à 17 h en l’abbatiale de Sylvanès dans le cadre du 49e Festival.

En une phrase, comment décrirais-tu De Undis ad Stellam ?
« De Undis ad Stellam » est né d’une très concrète : celle du Mont-Saint-Michel dans son écrin naturel. C’est un hommage en musique au Mont Saint-Michel et à sa baie. Pendant un peu plus d’une heure, un récitant, une soprano, un choeur, l’orgue et l’orchestre racontent ensemble le voyage du Mont : sa naissance dans la mer, la lutte des éléments, le silence des grèves, la lumière de l’abbaye, le pas du pèlerin, et pour finir l’apparition de l’archange et d’une étoile. C’est un grand récit en musique, qui va de l’obscurité vers la lumière — des ondes marines vers l’étoile, comme le dit le titre latin.

Quelle est l’origine de cette création ?
En tant qu’organiste passé par l’abbaye du Mont St Michel,  j’ai été marqué par l’idée que le répertoire donné dans le monument lui-même est comme un océan : au fil du temps, il vient frapper le rocher, le façonner, l’habiter. Cette œuvre est née de cette mémoire-là, millénaire, à la fois physique et intérieure, des traditions antiques, bénédictines, contemporaines.

Pourquoi le Mont-Saint-Michel et Sylvanès ?
Et puis il y a Sylvanès. Un lieu si rare, d’intériorité, de réflexion, d’inspiration, qui a le courage d’ouvrir cet héritage à la création vivante depuis 50 ans. Grâce à Michel Wolkowitsky, j’y suis partie prenante sur le plan artistique depuis 2017, et présenter cette œuvre ici n’est pas un hasard : c’est l’aboutissement d’un chemin, dans un espace où la voix, l’histoire et l’écoute sont indissociables. Et pour beaucoup d’artistes comme pour moi-même, c’est notre maison.

Création de « Silvanium » le 14 août 2024 en l’abbatiale de Sylvanès

Comment la baie du Mont-Saint-Michel a-t-elle influencé l’écriture ?
Jouer l’orgue nuit et jour, y entendre la voix de grands personnages, Marcher dans la baie, sentir les marées, le vent des sables puis entrer dans cette verticalité… c’est une expérience universelle qui transforme profondément la perception. Tout cela a façonné l’écriture. Il y a dans la musique cette idée de flux, de mouvements, comme une matière vivante qui respire et se transforme.

Comment la voix, le chœur et la musique dialoguent-ils ?
Cette œuvre existe aussi par les rencontres, notamment avec Delphine Mégret, soprano. Son parcours est profondément lié à cette terre aveyronaise, et pourtant elle a traversé avec moi cette expérience normande. De l’abbaye de la Lucerne à Sylvanès, nous avons construit un chemin commun. Sa voix porte quelque chose de très essentiel : une lumière à la fois puissante et fragile. Fragile par notre condition humaine, mais ouverte sur la dimension infinie. C’est exactement cette tension que cherche De Undis ad Stellam — entre l’ancrage et l’élévation, entre la matière géologique et la lumière cosmique.

Que va ressentir le public ?
À Sylvanès, le public ne sera pas au Mont… mais il y sera immergé, en ressentira l’élan. Comme une traversée intérieure, où chacun pourra faire son propre passage, des profondeurs vers la lumière.

Pourquoi faut-il venir découvrir cette création ?
Une telle œuvre prend tout son sens dans un lieu comme Sylvanès : un espace où la création est vivante, où la voix, l’histoire et l’écoute se rencontrent pour devenir une véritable expérience. Tel est le festival qui nous enchante depuis des décennies.

 

Concert du 49e Festival  : De Undis ad Stellam de Christophe Guyard le vendredi 14 août à 17 h en l’abbatiale
En savoir plus sur le concert 

Billetterie en ligne 

Forêt en Fête : un 15e rendez-vous réussi !

Ce samedi 13 juin, sur le site des anciens bains de Sylvanès, la 15e édition de Forêt en Fête a une nouvelle fois offert une journée pétillante de découvertes et d’émotions. Malgré une chaleur particulièrement intense, le public s’est déplacé en nombre pour célébrer la forêt et la nature dans une ambiance conviviale, festive et familiale. Tout au long de la journée, entre curiosité, émerveillement et moments de rencontre, petits et grands ont pu profiter d’un programme foisonnant : animations familiales, sorties naturalistes, grimpe d’arbres, stands d’artisans, balades, expositions, conférences, spectacles et concert ont sublimé cette journée.

Quinze ans d’aventure pour la forêt

Depuis quinze ans, Forêt en Fête rassemble les amoureux de la nature autour d’un événement devenu incontournable, initié par l’Abbaye de Sylvanès en partenariat avec l’association Millefeuilles. Installée une nouvelle fois sur le site des anciens bains, cette édition 2026 a attiré un public intergénérationnel : familles, passionnés de nature, curieux et visiteurs venus découvrir des animations originales et des spectacles captivants.

Des animations qui ont émerveillé petits et grands

Parmi les temps forts de la journée, le spectacle « J’ai planté un œuf » de la Compagnie Au fil du vent a particulièrement séduit le jeune public. Installée sous un tilleul offrant un refuge face aux températures estivales, la clowne Fourmi, accompagnée de ses quatre poules aussi espiègles que talentueuses, a livré une performance pleine de poésie et d’émerveillement. Entre rires et surprises, enfants et parents se sont laissés embarquer par ce spectacle cocasse.

À la sortie du spectacle, l’enthousiasme s’est poursuivi avec les incontournables animations proposées par À la Croisée des Arbres : grimpe d’arbres et tyrolienne ont une nouvelle fois rencontré un franc succès. Pendant que certains prenaient de la hauteur, d’autres profitaient des espaces d’animation pour explorer les richesses du vivant. Découverte de la faune sauvage, observation de traces et indices, sensibilisation aux écogestes, ateliers créatifs et participatifs : les associations Kermit, Millefeuilles et la Communauté de communes Monts, Rance et Rougier ont proposé une programmation ludique et pédagogique autour de la biodiversité.

Les ateliers d’encres naturelles colorées animés par Claudine Latron ont rencontré un bel engouement auprès des enfants, qui ont pu exprimer librement leur créativité. Les grands jeux en bois de l’association Touche du Bois ont, quant à eux, réuni toutes les générations dans des moments de partage et de nostalgie.

Rencontres, conférences et immersion au cœur de la nature

Forêt en Fête a également été marquée par des temps d’échange particulièrement appréciés. En fin de matinée, dans la salle capitulaire de l’abbaye, l’écologue Philippe Martin a rendu un hommage inspirant à Francis Hallé à travers une immersion dans ses recherches consacrées aux arbres et aux canopées tropicales. Sous le chapiteau, professionnels de la forêt et de l’environnement ont ensuite échangé autour du thème « Le vivant forestier et le changement climatique », sous l’œil expert de Jérôme Bussière du Parc naturel régional des Grands Causses.

En parallèle, plusieurs balades naturalistes ont permis aux participants de parcourir les sous-bois de Sylvanès et d’échanger directement avec des spécialistes de la forêt et de l’environnement tels que Gilles Hanula de l’association Kermit et Fred Brendel de l’ONF.

Une parenthèse sensorielle très appréciée sous la chaleur

Sur place, un autre moment fort de cette journée a offert au public l’occasion de partager une expérience inouïe proposée par Clémence Millet et Amélie Agut : l’Aromaphone, une parenthèse sensorielle douce et immersive tissée à partir de paysages sonores, de senteurs et de récits collectés auprès des enfants du territoire. Un moment de détente particulièrement appréciées dans un contexte de fortes chaleurs.

Un final spectaculaire et festif

L’après-midi s’est poursuivie avec le spectacle « Les Maïeutiks » de la compagnie Balance Dehors. Mêlant trapèze, acrobaties aériennes et musique live, cette performance poétique et spectaculaire a captivé le public installé au cœur du site.

En début de soirée, les lauréats du concours de dessin thème « l’Arbre extraordinaire ou magique » organisé en partenariat avec l’association Alterna’Bio ont été primé avec de généreux lots.  Près de 80 dessins ont été soumis aux votes du public au cours des deux manifestations. En amont, un tirage au sort a récompensé les participants avec lots offert par l’abbaye de Sylvanès et l’association Millefeuilles. Puis, s’en est suivi de la remise des prix du Sylvotrophée 2026, porté par le PNR des Grands Causses.

Pour clôturer cette journée en beauté, Les Georges du Tarn ont fait vibrer le site des anciens bains avec leur univers musical cuivré et électrifié aux accents aveyronnais. Le public s’est laissé entraîner dans une ambiance festive jusqu’aux dernières notes.

Et parce que forêt en fête se partage aussi autour de la table, le restaurant Le Planet, les Cafés MICA, les sorbets artisanaux des Jardins de Lamayous ainsi que la buvette ont permis aux visiteurs de reprendre des forces et de se rafraîchir tout au long de cette journée intense.

Un grand merci aux bénévoles, artistes, artisans et partenaires qui ont contribué au succès de cette édition, ainsi qu’au chaleureux public, pour leur fidélité à cet événement dédié à la nature.

Un concert dansant pour la 7e édition de Chorale à l’école

Le mardi 16 juin 2026 à 14 h, en l’abbatiale de Sylvanès, 185 élèves issus de 11 écoles du territoire intercommunal sont venus présenter devant leurs familles et amis le concert final du projet « Chorale à l’école ».

Ce projet initié par le Centre culturel de rencontre de l’Abbaye de Sylvanès en septembre 2019 s’inscrit dans la continuité du Plan Chorale National. Il a pu être mené pendant sept années consécutives grâce à un partenariat étroit avec le Conservatoire à rayonnement départemental de l’Aveyron, le Département de l’Aveyron, la Communauté de communes Monts, Rance et Rougier, l’Éducation nationale ainsi que la DRAC Occitanie.

Cette année, les élèves ont été encadrés par Anna-Claire Golitzin, musicienne intervenante du Conservatoire de l’Aveyron. De septembre à juin, elle est intervenue tous les quinze jours dans chaque classe du sud-aveyron :  Belmont-sur-Rance (école publique et école St Michel), Fayet, Camarès (école publique et école St Michel), Cénomes, Montlaur, Rebourguil, St Sernin-sur-Rance (École publique et école St Marie) et St Sever-du-Moustier. Autour du thème de « musiques à danser », tous les enfants ont participé à ces ateliers à la fois ludiques et pédagogiques : jeux d’écoute, interprétation, travail du rythme… Tout a été mis en œuvre pour éveiller leur sensibilité musicale et enrichir leur culture artistique.

Du côté des enfants, cette expérience représente bien plus qu’une simple activité scolaire : « j’ai bien aimé les moments passés à chanter en classe et suis trop excité de chanter dans cette église devant ma famille » précise  J. de CM2. Pour les enseignants, ce projet constitue un précieux parcours pédagogique et artistique : « Ce spectacle à l’abbaye est la finalité de tout le travail réalisé durant l’année. Les élèves apprennent progressivement à maîtriser les chants, à écouter les autres voix et à construire ensemble une œuvre collective. Elle ajoute : « Se produire dans ce lieu chargé d’histoire donne une dimension particulière au projet et offre aux enfants une expérience marquante dont ils se souviendront longtemps. »

Le répertoire musical, original et coloré illustrait la thématique de la danse : de la Bamba de Ritchie Valens au tube Cette année-là de Claude François, repris à l’unisson avec le public,  d’autres styles musicaux ont résonné dans l’abbatiale : le blues de The House of the Rising Sun des Animals – le Hip-hop  Cheap Thrills  de  Sia, la fameuse Habanera de Carmen de Bizet  ou encore Mourir sur scène de Dalida en version disco !

Devant un public venu nombreux, les enfants ont offert un moment musical plein de joie, d’énergie et de convivialité  ! Bravo à tous ces artistes en herbe et à l’année prochaine pour la 8e édition de Chorale à l’Ecole  !

 

 

Les Mécanos à la rencontre du public

A l’Abbaye de Sylvanès, les artistes en résidence ne se contentent pas de créer. Ils ouvrent régulièrement des fenêtres sur leur univers artistique, partagent leur passion avec le public et favorisent le lien social. Cela donne généralement lieu à des moments artistiques joyeux et inclusifs  !
Ce fut le cas le mercredi 10 juin dernier dans le scriptorium de l’abbaye à l’occasion de la résidence des Mécanos, venus travailler durant une semaine, leur nouvelle création LINHA[A]. Cette dernière sera donnée dans le cadre du 49e Festival le 14 juillet prochain à 17 h.

Une rencontre joyeuse et inclusive
Ce jour là, les enfants des centres de loisirs de Camarès et Belmont-sur Rance ainsi que quelques résidents de l’ABSEAH de Belmont ont vécu une expérience unique et enrichissante en rencontrant les dix chanteurs originaires de Saint-Etienne. À travers le chant et la rencontre, Les Mécanos ont partagé leur univers artistique avec les participants dans une ambiance chaleureuse et conviviale.
Rémi, Gaël, Martin, Antoine, Sylvère, Jonathan, Benoît, Jérémie, Simon et Guillaume ont livré quelques pièces de leur nouveau répertoire dédié aux polyphonies méridionales, populaires et contemporaines.  Des temps d’échanges ont aussi permis aux enfants et aux résidents de découvrir une pratique collective du chant, fondée sur l’écoute, le partage et l’expression musicale. Ce moment de médiation s’est achevé par une immense ronde au cours de laquelle les dix artistes ont embarqué petits et grands pour entonner à l’unisson un titre de leur nouveau programme « Amor d’Aussau ».
Bonne humeur et émotions ont rythmé ce chaleureux moment de partage et d’échanges  !

Dessin réalisé par un enfant lors de l’atelier médiation avec les Mécanos

Le programme Linha[a]
AvecLinha[a], Les Mécanos ouvrent un nouveau chapitre de leur aventure vocale. Sous la direction de Pascal Caumont, ils explorent les polyphonies masculines d’occitan et d’ailleurs, mêlant chants traditionnels et créations contemporaines. Entre mémoire populaire et souffle nouveau, Linha[a] interroge ce qui relie les voix, les cultures et les hommes : un chant collectif, vibrant, profondément humain.
Ne manquez pas leur concert, le 14 juillet 2026 à 17 h dans l’abbatiale de Sylvanès !
Billetterie du Festival

En savoir plus sur Les Mécanos

Denise et Craig Schaffer : passion Géorgie

Denise et Craig Schaffer étaient faits pour se rencontrer. Elle est péruvienne, lui californien et depuis plus de 20 ans, ils partagent une passion commune : la polyphonie géorgienne.  Tous deux ont fondé l’ensemble Mze Shina qui signifie « soleil intérieur » en géorgien. Partenaires de chant à la scène comme dans la vie, ils créent une musique où le chant, la polyphonie et la résonance vibratoire sont sources d’émotion et d’énergie. Ils encadreront un stage du 24 au 28 août à l’Abbaye de Sylvanès et nous invite à en savoir plus sur ce répertoire unique, déclaré chef d’œuvre du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Pouvez-vous vous présenter et expliquer comment est né votre passion pour les chants polyphoniques géorgiens et ce qui vous a donné envie de les transmettre ?
 Je m’appelle Denise Schaffer, je suis chanteuse, musicienne, cheffe de chœur. Je suis née au Pérou et suis arrivée en France à l’âge d’un an. Après avoir étudié la musique turque avec Talip Özkan, je suis tombée dans la polyphonie géorgienne suite à la rencontre avec l’ensemble Marani dont faisait parti Craig.

Je suis Craig Schaffer et je suis issu d’une famille de musiciens. Né en Californie, je suis arrivé en France en 1993. J’ai fait mes premières scènes au sein du groupe irlandais Spiral Bound pour ensuite me concentrer sur le répertoire géorgien.

En 1996, le directeur de l’ensemble Marani, Frank Kane a organisé un premier voyage en Géorgie :  c’est au retour de ce voyage que nous avons décidé de former le trio Mze Shina. Ce pays était à l’époque très peu touristique mais l’accueil des géorgiens, et surtout les chants lors des repas chantés, nous ont bouleversés. Depuis, nous n’avons eu de cesse de retourner en Géorgie pour y travailler avec les anciens, des grandes chanteuses et chanteurs porteurs de cette tradition, d’incroyables maîtres de chant, et nous n’avons eu de cesse d’interpréter et faire découvrir ce répertoire. 

Les polyphonies de Géorgie sont encore peu connues en France. Qu’est-ce qui les rend uniques et si particulières à vos yeux ?
La polyphonie géorgienne est unique car d’une extraordinaire richesse et diversité, elle a été déclarée Chef d’Œuvre du Patrimoine Oral et Immatériel de l’Humanité par l’UNESCO en 2001, c’est à dire parmi les premiers patrimoines immatériels. Cette tradition orale, principalement à trois voix, remonte à la nuit des temps et se pratique toujours de nos jours, la transmission orale se poursuit aujourd’hui jusqu’aux jeunes générations. Les chants du répertoire populaire sont liés à toutes les activités de la vie quotidienne et sont principalement aujourd’hui chantés à table au moment des banquets chantés appelés Soupra. De plus, il existe un vaste répertoire de chants liturgiques orthodoxes car la Géorgie a été christianisée au IVe siècle, et ces chants sont issus de très anciennes académies. En somme, la richesse et l’extraordinaire harmonie de ce répertoire populaire et liturgique ne cesse d’étonner les musicologues et musiciens du monde entier comme par exemple Stravinsky ou Bartók. Par ailleurs le répertoire comporte également des chants datant de l’ère pré-chrétienne liés à des rituels tels que des hymnes au soleil ou à la nature.

Écouter « CHKIM TCHONGOURI » de Mze Shina

A qui s’adresse ce stage de chant ? A quoi peuvent s’attendre les participants et que souhaitez-vous qu’ils retiennent à l’issue du stage ?
Le stage s’adresse à toute personne qui souhaite découvrir un répertoire unique car cette tradition orale ne demande pas de connaissance en solfège et nous travaillerons sans partition. Comme pour beaucoup de chants traditionnels, la puissance du son vibratoire véritablement « physique » qui se dégage de la polyphonie géorgienne repose en grande partie sur une production d’harmoniques qui viennent enrichir le son par le timbre des voix. Il s’agit à la fois d’explorer sa voix, de développer son écoute, de travailler le son du chœur ainsi que ses résonances harmoniques et de s’immerger dans l’univers d’une polyphonie ancestrale pour un voyage à la fois physique, émotionnel et musical.

Le 23 août prochain, en amont du stage, vous donnez avec votre ensemble Mze Shina un concert dans le cadre du Festival. Est-ce pour vous une première à Sylvanès ? Quel sera le programme ?
Ce sera en effet notre premier concert à Sylvanès et nous sommes très heureux de pouvoir chanter dans ce cadre magnifique. Nous visiterons des chants de différentes régions de la Géorgie car la musique est très ancrée au paysage ce qui donne une grande variété de styles musicaux : chants de Ratcha, Svanétie (haut Caucase), Kakhetie, Gourie, Mingrélie et Adjarie (Mer Noire), et chants liturgiques des différentes écoles. Il y aura au programme des chants de labour, de récolte, de mariage, de guérison, des chants de banquets, des chants sacrés. Nous chanterons parfois accompagnés des instruments traditionnels tels le tchongouri (luth à 4 cordes), le pandouri (luth à 3 cordes) le tchangi (harpe à 9 cordes) et le Tchouniri (vielle à archer).

 

SITE INTERNET DE MZE SHINA


PLUS D’INFOS SUR LE STAGE 


MZE SHINA EN CONCERT AU 49 e FESTIVAL le 23 août 2026 à 21h
BILLETTERIE EN LIGNE

« Sylvanès, hier, aujourd’hui, demain » de René Poujol

En 1975, l’abbaye de Sylvanès, aujourd’hui Centre culturel de rencontre de notoriété internationale, sortait d’un long sommeil sous l’impulsion du frère dominicain André Gouzes et de Michel Wolkowitski.
Cinquante ans plus tard, il fallait raconter l’histoire improbable de ce renouveau fertile en anecdotes et en souligner les enjeux pour ce terroir du Sud-Aveyron. C’est chose faite avec le livre « Sylvanès, hier, aujourd’hui, demain » sous titré « 50 ans d’une aventure culturelle et spirituelle » écrit par René Poujol et disponible dès fin mai 2026 à la librairie de l’Abbaye.

« J’ai voulu retracer là, tant pour les familiers de l’abbaye que pour les dizaines de milliers de ses visiteurs annuels, les étapes d’une histoire hors-du-commun dont je ne cesse d’être le témoin émerveillé depuis quarante-cinq ans » précise l’auteur. Pour son récit , René Poujol a fait appel à la mémoire d’une quarantaine d’acteurs de cette aventure à la fois humaine, artistique et spirituelle :  habitants de Sylvanès, salariés et amis de l’abbaye, membres de son Conseil d’administration, bénévoles, représentants de l’Etat et du ministère de la culture (DRAC), élus, responsables religieux, artistes, musiciens, chefs de chœur mais également facteur d’orgue, vitrailliste et architecte ayant œuvré à son embellissement.  Ce livre se veut de gratitude à leur égard comme à l’égard des deux piliers de cette renaissance : André Gouzes aujourd’hui disparu et Michel Wolkowitski, maire de Sylvanès, directeur de l’abbaye et de son festival de musique.

Ce nouveau livre sera dans un premier temps vendu à la librairie de l’abbaye de Sylvanès à l’occasion des fêtes de la Pentecôte, à partir du 22 mai 2026. Au cours de ce week-end, l’auteur se rendra d’ailleurs disponible à l’abbaye pour des séances de dédicaces.

Le livre est également disponible par vente par correspondance via le site de l’abbaye et aussi via le bon de commande ci-dessous que vous pouvez télécharger, imprimer et renvoyer accompagné de votre règlement.
Il sera également disponible début juin dans plusieurs librairies de l’Aveyron.

René Poujol – Sylvanès, hier, aujourd’hui, demain.
Préface de Gabriel Camus, président de l’Association de l’abbaye de Sylvanès, Centre culturel de rencontre; Postface de Michel Wolkowitski, maire de Sylvanès, directeur général de l’Abbaye de Sylvanès.
120 p. 10 € – Franco : 15 €.

 

Diana Baroni, l’âme des copleras argentines

Flûtiste virtuose et chanteuse argentine, Diana Baroni est décrite comme une « musicienne d’entre les mondes ». Elle s’est produite à plusieurs reprises au Festival de l’Abbaye de Sylvanès et elle sera de retour cette saison 2026, du 3 au 7 août à l’abbaye pour y encadrer un stage de chant sur le thème :  « Copleras : chants d’Argentine ». Diana nous éclaire sur ce répertoire traditionnel de femmes du Nord de l’Argentine.

 

Peux-tu expliquer ce qu’est la copla et ce que racontent ces chants de femmes venus du nord de l’Argentine ?
La copla est la forme poétique la plus répandue dans les chants des pays hispanophones, et plus particulièrement en Amérique latine. Il s’agit d’une strophe composée de quatre vers octosyllabiques, généralement avec une rime assonante entre les vers pairs, forme connue également sous le nom de « cuarteto de romance » proprement dite. Venue d’Espagne, de la tradition poétique du siècle d’or, elle s’est implantée dans le nord-ouest de l’Argentine, où elle est interprétée accompagnée de la « caja chayera » (tambour traditionnel). Les couplets sont pour la plupart improvisés; au-delà d’être un espace de liberté, de déclamation poétique, d’échange populaire, ces chants expriment tant la beauté des paysages comme la difficulté des femmes dans la vie quotidienne.

À travers tes créations, tu mets souvent en lumière la parole des femmes. En quoi les coplas participent-elles, selon toi, à cette expression féminine ?
Et bien, la copla incarne une pratique traditionnellement dédiée aux femmes, et notamment du nord de mon pays; avec le temps, elle a traversé des territoires, des générations et est devenue aussi un espace ludique entre hommes et femmes. Ce qui m’inspire dans ce genre, c’est le coté introspectif; la copla porte en elle une sorte de vérité, de revendication aussi; elle est très identitaire, ancrée dans le paysage, dans les communautés ancestrales, dans le temps présent, tout en venant de très loin.

Diana Baroni, cloître de l’Abbaye de Sylvanès, avril 2021 ©Erol Gum

Comment transmets-tu cet art de la copla au cours d’un stage de quatre jours ?
L’idée est de vraiment découvrir ce genre sans s’imposer de nécessairement le reproduire, mais de comprendre la pratique et l’exercice. Nous allons surtout travailler les textes, sur la base de compilations que j’ai faites moi-même ou des musicologues, pour scander les paroles sur le tempo traditionnel de la « caja » (le tambour qui accompagne ce chant). Il s’agit plutôt de ressentir et s’approprier par la voix et le corps cette pratique, pendant laquelle on fait d’ailleurs dialoguer des groupes de chanteurs – copleros – en créant des joutes d’improvisation.

À qui s’adresse ce stage ? Faut-il avoir une expérience vocale, savoir lire la musique ou parler espagnol pour y participer ?
Ce stage s’adresse à tous car ce genre est né de l’oralité. Bien entendu, parler espagnol est un atout, mais il ne faut pas que cela soit un blocage… Tout le monde est bienvenu !

Tu es venue à plusieurs reprises à Sylvanès : quel est le meilleur souvenir que tu gardes du lieu ?
Pour moi Sylvanès est un espace de création, d’inspiration, de recueil… Le lieu vous parle, les murs sont imprégnés de sons. Nous avons enregistré MUJERES il y a quelques années, peu après le confinement; c’était le printemps, et le silence nous envahissait avec douceur quand nous arrêtions les séances d’enregistrement dans le réfectoire. Lors d’une soirée, nous avons confectionné des couronnes de fleurs pour imaginer la couverture du disque; l’idée est née ainsi, et c’est ensuite avec Erol Gum que nous avons recréé la vision !

Y a-t-il une figure féminine d’Amérique du Sud — artiste, poétesse ou chanteuse — qui t’inspire particulièrement dans ton parcours ?
Oh là là, pas qu’une ! Les femmes sud-américaines sont un peu partout dans mon espace d’inspiration : Alfonsina Storni, Frida Kahlo, Luzmila Carpio, Leonora Carrington, Violeta Parra, Chavela Vargas entre autres… Et une nouvelle muse, qui vient de ma ville natale : Emilia Bertolé, poétesse et peintre, qui fera l’objet d’un projet pour 2027 avec le Quatuor Zaide.


Renseignements sur le stage du 3 au 7 août 2026


en savoir plus sur l’actualité de Diana Baroni
SITE DIANA BARONI

Découvrir un extrait de son dernier album Madre Selva : « Vidala del ultimo dia »