Forêt en Fête : un 15e rendez-vous réussi !

Ce samedi 13 juin, sur le site des anciens bains de Sylvanès, la 15e édition de Forêt en Fête a une nouvelle fois offert une journée pétillante de découvertes et d’émotions. Malgré une chaleur particulièrement intense, le public s’est déplacé en nombre pour célébrer la forêt et la nature dans une ambiance conviviale, festive et familiale. Tout au long de la journée, entre curiosité, émerveillement et moments de rencontre, petits et grands ont pu profiter d’un programme foisonnant : animations familiales, sorties naturalistes, grimpe d’arbres, stands d’artisans, balades, expositions, conférences, spectacles et concert ont sublimé cette journée.

Quinze ans d’aventure pour la forêt

Depuis quinze ans, Forêt en Fête rassemble les amoureux de la nature autour d’un événement devenu incontournable, initié par l’Abbaye de Sylvanès en partenariat avec l’association Millefeuilles. Installée une nouvelle fois sur le site des anciens bains, cette édition 2026 a attiré un public intergénérationnel : familles, passionnés de nature, curieux et visiteurs venus découvrir des animations originales et des spectacles captivants.

Des animations qui ont émerveillé petits et grands

Parmi les temps forts de la journée, le spectacle « J’ai planté un œuf » de la Compagnie Au fil du vent a particulièrement séduit le jeune public. Installée sous un tilleul offrant un refuge face aux températures estivales, la clowne Fourmi, accompagnée de ses quatre poules aussi espiègles que talentueuses, a livré une performance pleine de poésie et d’émerveillement. Entre rires et surprises, enfants et parents se sont laissés embarquer par ce spectacle cocasse.

À la sortie du spectacle, l’enthousiasme s’est poursuivi avec les incontournables animations proposées par À la Croisée des Arbres : grimpe d’arbres et tyrolienne ont une nouvelle fois rencontré un franc succès. Pendant que certains prenaient de la hauteur, d’autres profitaient des espaces d’animation pour explorer les richesses du vivant. Découverte de la faune sauvage, observation de traces et indices, sensibilisation aux écogestes, ateliers créatifs et participatifs : les associations Kermit, Millefeuilles et la Communauté de communes Monts, Rance et Rougier ont proposé une programmation ludique et pédagogique autour de la biodiversité.

Les ateliers d’encres naturelles colorées animés par Claudine Latron ont rencontré un bel engouement auprès des enfants, qui ont pu exprimer librement leur créativité. Les grands jeux en bois de l’association Touche du Bois ont, quant à eux, réuni toutes les générations dans des moments de partage et de nostalgie.

Rencontres, conférences et immersion au cœur de la nature

Forêt en Fête a également été marquée par des temps d’échange particulièrement appréciés. En fin de matinée, dans la salle capitulaire de l’abbaye, l’écologue Philippe Martin a rendu un hommage inspirant à Francis Hallé à travers une immersion dans ses recherches consacrées aux arbres et aux canopées tropicales. Sous le chapiteau, professionnels de la forêt et de l’environnement ont ensuite échangé autour du thème « Le vivant forestier et le changement climatique », sous l’œil expert de Jérôme Bussière du Parc naturel régional des Grands Causses.

En parallèle, plusieurs balades naturalistes ont permis aux participants de parcourir les sous-bois de Sylvanès et d’échanger directement avec des spécialistes de la forêt et de l’environnement tels que Gilles Hanula de l’association Kermit et Fred Brendel de l’ONF.

Une parenthèse sensorielle très appréciée sous la chaleur

Sur place, un autre moment fort de cette journée a offert au public l’occasion de partager une expérience inouïe proposée par Clémence Millet et Amélie Agut : l’Aromaphone, une parenthèse sensorielle douce et immersive tissée à partir de paysages sonores, de senteurs et de récits collectés auprès des enfants du territoire. Un moment de détente particulièrement appréciées dans un contexte de fortes chaleurs.

Un final spectaculaire et festif

L’après-midi s’est poursuivie avec le spectacle « Les Maïeutiks » de la compagnie Balance Dehors. Mêlant trapèze, acrobaties aériennes et musique live, cette performance poétique et spectaculaire a captivé le public installé au cœur du site.

En début de soirée, les lauréats du concours de dessin thème « l’Arbre extraordinaire ou magique » organisé en partenariat avec l’association Alterna’Bio ont été primé avec de généreux lots.  Près de 80 dessins ont été soumis aux votes du public au cours des deux manifestations. En amont, un tirage au sort a récompensé les participants avec lots offert par l’abbaye de Sylvanès et l’association Millefeuilles. Puis, s’en est suivi de la remise des prix du Sylvotrophée 2026, porté par le PNR des Grands Causses.

Pour clôturer cette journée en beauté, Les Georges du Tarn ont fait vibrer le site des anciens bains avec leur univers musical cuivré et électrifié aux accents aveyronnais. Le public s’est laissé entraîner dans une ambiance festive jusqu’aux dernières notes.

Et parce que forêt en fête se partage aussi autour de la table, le restaurant Le Planet, les Cafés MICA, les sorbets artisanaux des Jardins de Lamayous ainsi que la buvette ont permis aux visiteurs de reprendre des forces et de se rafraîchir tout au long de cette journée intense.

Un grand merci aux bénévoles, artistes, artisans et partenaires qui ont contribué au succès de cette édition, ainsi qu’au chaleureux public, pour leur fidélité à cet événement dédié à la nature.

Denise et Craig Schaffer : passion Géorgie

Denise et Craig Schaffer étaient faits pour se rencontrer. Elle est péruvienne, lui californien et depuis plus de 20 ans, ils partagent une passion commune : la polyphonie géorgienne.  Tous deux ont fondé l’ensemble Mze Shina qui signifie « soleil intérieur » en géorgien. Partenaires de chant à la scène comme dans la vie, ils créent une musique où le chant, la polyphonie et la résonance vibratoire sont sources d’émotion et d’énergie. Ils encadreront un stage du 24 au 28 août à l’Abbaye de Sylvanès et nous invite à en savoir plus sur ce répertoire unique, déclaré chef d’œuvre du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Pouvez-vous vous présenter et expliquer comment est né votre passion pour les chants polyphoniques géorgiens et ce qui vous a donné envie de les transmettre ?
 Je m’appelle Denise Schaffer, je suis chanteuse, musicienne, cheffe de chœur. Je suis née au Pérou et suis arrivée en France à l’âge d’un an. Après avoir étudié la musique turque avec Talip Özkan, je suis tombée dans la polyphonie géorgienne suite à la rencontre avec l’ensemble Marani dont faisait parti Craig.

Je suis Craig Schaffer et je suis issu d’une famille de musiciens. Né en Californie, je suis arrivé en France en 1993. J’ai fait mes premières scènes au sein du groupe irlandais Spiral Bound pour ensuite me concentrer sur le répertoire géorgien.

En 1996, le directeur de l’ensemble Marani, Frank Kane a organisé un premier voyage en Géorgie :  c’est au retour de ce voyage que nous avons décidé de former le trio Mze Shina. Ce pays était à l’époque très peu touristique mais l’accueil des géorgiens, et surtout les chants lors des repas chantés, nous ont bouleversés. Depuis, nous n’avons eu de cesse de retourner en Géorgie pour y travailler avec les anciens, des grandes chanteuses et chanteurs porteurs de cette tradition, d’incroyables maîtres de chant, et nous n’avons eu de cesse d’interpréter et faire découvrir ce répertoire. 

Les polyphonies de Géorgie sont encore peu connues en France. Qu’est-ce qui les rend uniques et si particulières à vos yeux ?
La polyphonie géorgienne est unique car d’une extraordinaire richesse et diversité, elle a été déclarée Chef d’Œuvre du Patrimoine Oral et Immatériel de l’Humanité par l’UNESCO en 2001, c’est à dire parmi les premiers patrimoines immatériels. Cette tradition orale, principalement à trois voix, remonte à la nuit des temps et se pratique toujours de nos jours, la transmission orale se poursuit aujourd’hui jusqu’aux jeunes générations. Les chants du répertoire populaire sont liés à toutes les activités de la vie quotidienne et sont principalement aujourd’hui chantés à table au moment des banquets chantés appelés Soupra. De plus, il existe un vaste répertoire de chants liturgiques orthodoxes car la Géorgie a été christianisée au IVe siècle, et ces chants sont issus de très anciennes académies. En somme, la richesse et l’extraordinaire harmonie de ce répertoire populaire et liturgique ne cesse d’étonner les musicologues et musiciens du monde entier comme par exemple Stravinsky ou Bartók. Par ailleurs le répertoire comporte également des chants datant de l’ère pré-chrétienne liés à des rituels tels que des hymnes au soleil ou à la nature.

Écouter « CHKIM TCHONGOURI » de Mze Shina

A qui s’adresse ce stage de chant ? A quoi peuvent s’attendre les participants et que souhaitez-vous qu’ils retiennent à l’issue du stage ?
Le stage s’adresse à toute personne qui souhaite découvrir un répertoire unique car cette tradition orale ne demande pas de connaissance en solfège et nous travaillerons sans partition. Comme pour beaucoup de chants traditionnels, la puissance du son vibratoire véritablement « physique » qui se dégage de la polyphonie géorgienne repose en grande partie sur une production d’harmoniques qui viennent enrichir le son par le timbre des voix. Il s’agit à la fois d’explorer sa voix, de développer son écoute, de travailler le son du chœur ainsi que ses résonances harmoniques et de s’immerger dans l’univers d’une polyphonie ancestrale pour un voyage à la fois physique, émotionnel et musical.

Le 23 août prochain, en amont du stage, vous donnez avec votre ensemble Mze Shina un concert dans le cadre du Festival. Est-ce pour vous une première à Sylvanès ? Quel sera le programme ?
Ce sera en effet notre premier concert à Sylvanès et nous sommes très heureux de pouvoir chanter dans ce cadre magnifique. Nous visiterons des chants de différentes régions de la Géorgie car la musique est très ancrée au paysage ce qui donne une grande variété de styles musicaux : chants de Ratcha, Svanétie (haut Caucase), Kakhetie, Gourie, Mingrélie et Adjarie (Mer Noire), et chants liturgiques des différentes écoles. Il y aura au programme des chants de labour, de récolte, de mariage, de guérison, des chants de banquets, des chants sacrés. Nous chanterons parfois accompagnés des instruments traditionnels tels le tchongouri (luth à 4 cordes), le pandouri (luth à 3 cordes) le tchangi (harpe à 9 cordes) et le Tchouniri (vielle à archer).

 

SITE INTERNET DE MZE SHINA


PLUS D’INFOS SUR LE STAGE 


MZE SHINA EN CONCERT AU 49 e FESTIVAL le 23 août 2026 à 21h
BILLETTERIE EN LIGNE

« Sylvanès, hier, aujourd’hui, demain » de René Poujol

En 1975, l’abbaye de Sylvanès, aujourd’hui Centre culturel de rencontre de notoriété internationale, sortait d’un long sommeil sous l’impulsion du frère dominicain André Gouzes et de Michel Wolkowitski.
Cinquante ans plus tard, il fallait raconter l’histoire improbable de ce renouveau fertile en anecdotes et en souligner les enjeux pour ce terroir du Sud-Aveyron. C’est chose faite avec le livre « Sylvanès, hier, aujourd’hui, demain » sous titré « 50 ans d’une aventure culturelle et spirituelle » écrit par René Poujol et disponible dès fin mai 2026 à la librairie de l’Abbaye.

« J’ai voulu retracer là, tant pour les familiers de l’abbaye que pour les dizaines de milliers de ses visiteurs annuels, les étapes d’une histoire hors-du-commun dont je ne cesse d’être le témoin émerveillé depuis quarante-cinq ans » précise l’auteur. Pour son récit , René Poujol a fait appel à la mémoire d’une quarantaine d’acteurs de cette aventure à la fois humaine, artistique et spirituelle :  habitants de Sylvanès, salariés et amis de l’abbaye, membres de son Conseil d’administration, bénévoles, représentants de l’Etat et du ministère de la culture (DRAC), élus, responsables religieux, artistes, musiciens, chefs de chœur mais également facteur d’orgue, vitrailliste et architecte ayant œuvré à son embellissement.  Ce livre se veut de gratitude à leur égard comme à l’égard des deux piliers de cette renaissance : André Gouzes aujourd’hui disparu et Michel Wolkowitski, maire de Sylvanès, directeur de l’abbaye et de son festival de musique.

Ce nouveau livre sera dans un premier temps vendu à la librairie de l’abbaye de Sylvanès à l’occasion des fêtes de la Pentecôte, à partir du 22 mai 2026. Au cours de ce week-end, l’auteur se rendra d’ailleurs disponible à l’abbaye pour des séances de dédicaces.

Le livre est également disponible par vente par correspondance via le site de l’abbaye et aussi via le bon de commande ci-dessous que vous pouvez télécharger, imprimer et renvoyer accompagné de votre règlement.
Il sera également disponible début juin dans plusieurs librairies de l’Aveyron.

René Poujol – Sylvanès, hier, aujourd’hui, demain.
Préface de Gabriel Camus, président de l’Association de l’abbaye de Sylvanès, Centre culturel de rencontre; Postface de Michel Wolkowitski, maire de Sylvanès, directeur général de l’Abbaye de Sylvanès.
120 p. 10 € – Franco : 15 €.

 

Diana Baroni, l’âme des copleras argentines

Flûtiste virtuose et chanteuse argentine, Diana Baroni est décrite comme une « musicienne d’entre les mondes ». Elle s’est produite à plusieurs reprises au Festival de l’Abbaye de Sylvanès et elle sera de retour cette saison 2026, du 3 au 7 août à l’abbaye pour y encadrer un stage de chant sur le thème :  « Copleras : chants d’Argentine ». Diana nous éclaire sur ce répertoire traditionnel de femmes du Nord de l’Argentine.

 

Peux-tu expliquer ce qu’est la copla et ce que racontent ces chants de femmes venus du nord de l’Argentine ?
La copla est la forme poétique la plus répandue dans les chants des pays hispanophones, et plus particulièrement en Amérique latine. Il s’agit d’une strophe composée de quatre vers octosyllabiques, généralement avec une rime assonante entre les vers pairs, forme connue également sous le nom de « cuarteto de romance » proprement dite. Venue d’Espagne, de la tradition poétique du siècle d’or, elle s’est implantée dans le nord-ouest de l’Argentine, où elle est interprétée accompagnée de la « caja chayera » (tambour traditionnel). Les couplets sont pour la plupart improvisés; au-delà d’être un espace de liberté, de déclamation poétique, d’échange populaire, ces chants expriment tant la beauté des paysages comme la difficulté des femmes dans la vie quotidienne.

À travers tes créations, tu mets souvent en lumière la parole des femmes. En quoi les coplas participent-elles, selon toi, à cette expression féminine ?
Et bien, la copla incarne une pratique traditionnellement dédiée aux femmes, et notamment du nord de mon pays; avec le temps, elle a traversé des territoires, des générations et est devenue aussi un espace ludique entre hommes et femmes. Ce qui m’inspire dans ce genre, c’est le coté introspectif; la copla porte en elle une sorte de vérité, de revendication aussi; elle est très identitaire, ancrée dans le paysage, dans les communautés ancestrales, dans le temps présent, tout en venant de très loin.

Diana Baroni, cloître de l’Abbaye de Sylvanès, avril 2021 ©Erol Gum

Comment transmets-tu cet art de la copla au cours d’un stage de quatre jours ?
L’idée est de vraiment découvrir ce genre sans s’imposer de nécessairement le reproduire, mais de comprendre la pratique et l’exercice. Nous allons surtout travailler les textes, sur la base de compilations que j’ai faites moi-même ou des musicologues, pour scander les paroles sur le tempo traditionnel de la « caja » (le tambour qui accompagne ce chant). Il s’agit plutôt de ressentir et s’approprier par la voix et le corps cette pratique, pendant laquelle on fait d’ailleurs dialoguer des groupes de chanteurs – copleros – en créant des joutes d’improvisation.

À qui s’adresse ce stage ? Faut-il avoir une expérience vocale, savoir lire la musique ou parler espagnol pour y participer ?
Ce stage s’adresse à tous car ce genre est né de l’oralité. Bien entendu, parler espagnol est un atout, mais il ne faut pas que cela soit un blocage… Tout le monde est bienvenu !

Tu es venue à plusieurs reprises à Sylvanès : quel est le meilleur souvenir que tu gardes du lieu ?
Pour moi Sylvanès est un espace de création, d’inspiration, de recueil… Le lieu vous parle, les murs sont imprégnés de sons. Nous avons enregistré MUJERES il y a quelques années, peu après le confinement; c’était le printemps, et le silence nous envahissait avec douceur quand nous arrêtions les séances d’enregistrement dans le réfectoire. Lors d’une soirée, nous avons confectionné des couronnes de fleurs pour imaginer la couverture du disque; l’idée est née ainsi, et c’est ensuite avec Erol Gum que nous avons recréé la vision !

Y a-t-il une figure féminine d’Amérique du Sud — artiste, poétesse ou chanteuse — qui t’inspire particulièrement dans ton parcours ?
Oh là là, pas qu’une ! Les femmes sud-américaines sont un peu partout dans mon espace d’inspiration : Alfonsina Storni, Frida Kahlo, Luzmila Carpio, Leonora Carrington, Violeta Parra, Chavela Vargas entre autres… Et une nouvelle muse, qui vient de ma ville natale : Emilia Bertolé, poétesse et peintre, qui fera l’objet d’un projet pour 2027 avec le Quatuor Zaide.


Renseignements sur le stage du 3 au 7 août 2026


en savoir plus sur l’actualité de Diana Baroni
SITE DIANA BARONI

Découvrir un extrait de son dernier album Madre Selva : « Vidala del ultimo dia »

A vol d’oiseau entre musique et environnement

Déjà fortement engagée dans le domaine de l’éducation à la nature et à l’environnement à travers ses divers projets (Des pieds et des mains pour la forêt, dialogue avec le rossignol, Forêt en fête…), le Centre culturel de rencontre de l’Abbaye de Sylvanès poursuit son travail de sensibilisation en 2026 avec le nouveau projet d’éducation artistique et culturelle « À vol d’oiseau ».

Développé par les artistes de la Chapelle Harmonique, « À vol d’oiseau » propose aux élèves un programme inédit pour les sensibiliser à la richesse de la biodiversité. En reliant la musique aux oiseaux, ce dispositif associe originalement éducation musicale et éducation à l’environnement par l’intermédiaire d’ateliers immersifs (pratique avec des appeaux, apprentissage de chant, écoute musicale et sortie nature).

En avril et en mai, deux classes maternelles et élémentaires de La Claparède et Saint Izaire, soient 30 élèves au total bénéficieront d’une série de 3 ateliers, qui, portés par des artistes et des médiateurs spécialisés, s’inscrivent pleinement dans les trois piliers de l’EAC : la pratique artistique, la rencontre avec les œuvres et les artistes et l’acquisition de savoirs.

Ces ateliers invitent les enfants à une immersion ludique et pédagogique dans l’univers des oiseaux : leurs chants, leur richesse biologique et leur influence sur l’histoire musicale.
• Atelier 1 : imiter, observer et reconnaître les chants d’oiseaux avec des appeaux et découvrir comment les oiseaux ont inspiré les compositeurs du Moyen Âge à aujourd’hui, un atelier animé par Armelle Supervie, médiatrice scientifique et musicienne.

• Atelier 2 :  apprentissage de deux chants « Les Rossignols » de Ballard et « Le concert des oyseaux » de Moulinié , un atelier de chant sous la conduite de Emilie Boudeau, chanteuse soprano.

• Atelier 3 : intervention prévue de La Ligue de Protection des oiseaux pour fabriquer une mangeoire, un nichoir ou profiter d’une sortie nature.

Face à l’urgence écologique, voilà une belle parenthèse poétique et pédagogique qui permettra aux adultes de demain d’apprendre à tendre l’oreille… et à regarder la nature autrement.

Ce projet est développé dans le cadre de la campagne départementale des Parcours d’Education artistique et culturelle -1er degré, en partenariat avec la Direction des services départementaux de l’éducation nationale de l’Aveyron et avec la Ligue pour la Protection des oiseaux de l’Aveyron.

La Belle et le Loup : l’opéra pop a son disque !

Un disque pour prolonger la magie de « La Belle et le Loup »

La magie du spectacle « La Belle & le Loup », réunissant 70 élèves de l’ensemble scolaire Saint-Michel de Belmont-sur-Rance, ne s’est pas éteinte une fois le rideau tombé en avril dernier à la salle des fêtes de Saint-Affrique. Bien au contraire ! Avec la sortie du disque de « La Belle et le Loup », l’émotion de cette superbe aventure humaine imaginée par Cécile Veyrat et porté par le Centre culturel de rencontre de l’Abbaye de Sylvanès se prolonge désormais à volonté, dans votre salon ou votre casque !

Aux commandes de cet opéra pop depuis 3 ans, Cécile Veyrat confie: « Cet enregistrement donne une nouvelle dimension au projet, en prolongeant son existence au-delà des différentes représentations ! » L’enregistrement du disque a gravé dans le temps cette expérience collective, tout en valorisant le travail mené avec les élèves et les dix artistes professionnels associés au projet.
Pour marquer la sortie du disque, Cécile Veyrat et Michel Wolkowitsky sont venus retrouver les élèves au collège de Belmont-sur-Rance ce lundi 23 mars. Très enthousiastes, les collégiens se sont rassemblés autour de la Belle et le Loup dans une ambiance joyeuse, ravivant les souvenirs de cette aventure pédagogique et musicale appelée à rester longtemps gravée dans les mémoires.

À travers ce projet d’éducation artistique et culturelle, l’Abbaye de Sylvanès confirme une fois de plus que pédagogie et création musicale s’accordent parfaitement ! Une initiative soutenue par le Département de l’Aveyron, la Région Occitanie, la DRAC Occitanie et les services départementaux de l’Éducation nationale. Une dynamique qui illustre, une fois encore, la vitalité culturelle du Sud-Aveyron.

LE  CD est disponible dès à présent à la librairie-boutique de l’Abbaye de Sylvanès au tarif de 20 €

 

Écoutez ci-dessous l’extrait 1 – Introduction

La Belle et le Loup : du spectacle au disque !

Initié en 2022 par l’Abbaye de Sylvanès en coproduction avec Les Oreilles en Eventail (30), le projet d’éducation artistique La Belle et le Loup a poursuivi son aventure en 2023 puis en 2025 du côté de l’Aveyron.

De novembre à avril, 70 élèves de CM et de 6e de l’ensemble scolaire Saint-Michel de Belmont-sur-Rance ont vécu un véritable parcours artistique, rendu possible grâce au Pass Culture. Au total, 66 heures d’ateliers de chant et de mise en scène, guidés par Cécile Veyrat : une préparation exigeante qui les a menés le 30 avril jusqu’à la scène de Saint-Affrique, aux côtés de dix chanteurs-acteurs professionnels et devant 450 petits et grands spectateurs !

Et l’aventure ne s’est pas arrêtée là : un album audio du spectacle a été enregistré au printemps 2025, entre le collège et le studio. Grâce à une collecte participative menée à l’automne, les fonds nécessaires ont été réunis pour que le disque voie le jour, prolongeant ainsi cette expérience artistique et humaine exceptionnelle.

Séance d’enregistrement avec l’Ensemble scolaire Saint-Michel de Belmont-sur-Rance

La sortie du CD (produit par les Oreilles en Eventail) est prévue fin février 2026  et sera disponible à la vente à partir de mi-mars à l’abbaye de Sylvanès au tarif de 20 €.

Écoutez ci-dessous l’extrait 1 – Introduction

17e rencontre du film musical : une édition réussie !

Déjà dix-sept années que le Centre culturel de l’Abbaye de Sylvanès propose, au Cinéma Le Temple de Camarès, les Rencontres du film musical. Lors de cette édition, qui s’est déroulée du 7 au 11 novembre, plus de 250 personnes ont investi la salle du Cinéma le Temple à Camarès pour (re)découvrir sur grand écran des films musicaux les plus singuliers et les plus représentatifs du genre ! La sélection éclectique concoctée par le directeur de l’abbaye Michel Wolkowitski a su séduire un large public  !

Le vendredi 7 novembre au soir, c’est le film « Le Théâtre de la Divine Comédie » qui a ouvert les festivités en présence de Bruno Bonhoure, directeur musical de La Camera delle Lacrime. Œuvre singulière des réalisateurs Kai Duc Luong et Khaï-Dong Luong, revisitant en trois volets l’œuvre emblématique de Dante, ce spectacle sublimement filmé et interprété a plongé le public dans une véritable immersion visuelle et sonore au cœur de l’Italie médiévale, entre chants anciens, hymnes sacrés et poésie troubadouresque.

Le public a ensuite pu (re)découvrir « Les Uns et les Autres » de Claude Lelouch, grande fresque musicale et historique traversant les époques et les frontières et au casting impressionnant. Véritable symphonie humaine, ce chef-d’oeuvre a ému par la force de son propos et la beauté de sa structure originale repartie entre la France, l’Allemagne, l’URSS et les Etats-Unis avec pour fil conducteur et langage commun la musique !  Du grand cinéma, puissant et bouleversant !

Autre moment fort : « Indes Galantes » de Philippe Béziat, qui a conquis la salle. Ce documentaire haut en couleurs retrace l’audacieuse rencontre à l’Opéra Bastille entre le baroque de Jean-Philippe Rameau et  la puissance brute de 30 danseurs de hip-hop, krump, break, voguing. Une aventure humaine hors norme qui offre une réflexion profonde sur notre rapport à l’autre, à l’ordre établi et qui fait « tomber les barrières ».

Le film « Bolero » d’Anne Fontaine a offert au public une adaptation d’une grande saveur autour de la création de l’œuvre universelle de Maurice Ravel. Une incursion sensorielle dans le quotidien d’un homme dont chaque pas, chaque parole, chaque choix était dirigé par les mélodies qui surgissaient à tout moment dans sa tête, et dont la compréhension du monde, de l’amour, de la vie en société dépendait entièrement de sa musique.

Puis, place à la légèreté avec « Yesterday », un film de Danny Boyle sur un scénario original de Richard Curtis. On y découvre « un monde sans les Beatles » où un jeune musicien s’approprie leur gloire, bien malgré lui. Ce scénario savoureux a conquis le public par son humour et sa tendresse, rendant hommage à la musique des quatre garçons dans le vent tout en questionnant la célébrité à l’ère numérique.

Autre comédie musicale qui a déchaîné des fous rires dans la salle : l’incontournable « Sister Act » d’Emile Ardolino, portée par une Whoopi Goldberg irrésistible dans son rôle de bonne sœur  ! Difficile de résister à cette histoire hilarante sur fond d’enquête policière et à la bande originale mixant gospel traditionnel, jazz et pop ! Ce grand classique des années 1990 a une fois de plus démontré qu’il était un véritable cocktail euphorisant, un hymne intemporel à la bonne humeur !

Pour conclure ces Rencontres, le film musical « La Couleur pourpre » de Blitz Bazawule a bouleversé le public. Ce remake du chef-d’œuvre de Spielberg propose une lecture musicale vibrante de la résilience féminine au sein de la communauté afro-américaine, entre blues, gospel, pop et des chorégraphies grandioses !  Cette œuvre puissante a suscité de vives émotions dans la salle et a clôturé l’événement sur une note d’humanité et de foi.

Un merci particulier à la Communauté de communes Monts, Rance et Rougier pour son soutien et rendez-vous l’année prochaine pour une 18e édition de ces rencontres du film musical !

« Le Jeu de Robin et Marion », nouvelle création avec des scolaires !

En 2026, une nouvelle création musicale verra le jour dans le cadre des projets d’éducation artistique et culturelle de l’Abbaye de Sylvanès. Il s’agit de « Amoureux imaginaires : le Jeu de Robin et Marion », nouveau spectacle de l’Ensemble La Camera delle Lacrime. 

La première comédie musicale de l’histoire de la musique occidentale 

Cette année, deux classes de 5ᵉ de l’Ensemble Scolaire Saint-Michel de Belmont-sur-Rance seront associées au projet. Le parcours éducatif, artistique et humain qui leur est proposé est à la fois exigeant, joyeux et accessible ! Il s’inspire du Jeu de Robin et Marion, souvent considéré comme la première comédie musicale de l’histoire de la musique occidentale. Elle a été écrite dans les années 1280 par le trouvère – auteur compositeur et interprète de langue picarde –Adam de la Halle (1240 – 1288) nommé aussi Adam d’Arras.
La nature est le théâtre de ce récit amoureux qui alterne narration parlée et chantée ainsi que des danses. Marion, jeune bergère travaille dans un champ et rêve en même temps de Robin. Arrive alors Aubert, un chevalier qui, à défaut d’arriver à la séduire, décide de l’enlever. Heureusement, Marion s’échappe et parvient à retrouver Robin. Le jeu de Robin et Marion se termine avec une fête mêlant chants, danses, jeux et festin sur l’herbe.
Cette œuvre est un précieux témoignage sur la culture médiévale et constitue une immersion vivante au cœur d’un projet pluridisciplinaire mêlant expression corporelle et vocale, musique, patrimoine et histoire des arts. En outre, il questionne la représentation de l’amour, du jeu et du quotidien au Moyen Âge.

Quatre ateliers dans les classes et une restitution finale 

De décembre à mars, les élèves bénéficieront de quatre interventions mensuelles menées par Bruno Bonhoure (direction musicale et coordination pédagogique, chant, harpe et tambour sur cadre) et Khaï-Dong Luong (recherche, dramaturgie, écriture du scénario), avec un premier atelier prévu le 10 décembre 2025 pour :

  • Découvrir le répertoire médiéval
  • Expérimenter le travail scénique et collaboratif
  • Vivre l’expérience de la création artistique aux côtés de musiciens professionnels

La restitution finale présentée aux familles le vendredi 17 avril sera un véritable spectacle où les élèves seront au cœur de l’action !

Ce projet de création est mené en partenariat avec le Clermont Auvergne Opéra (Puy-de-Dôme) et le Centre International de Musique Médiévales (CIMM)

En savoir plus sur La Camera delle Lacrime 

Les travaux du nouveau bâtiment ont repris

Après une pause cet été, les travaux du chantier d’aménagement de l’abbaye ont repris dès le  mois de septembre après le beau succès du 48e Festival ! Ils devront se poursuivre jusqu’en juin 2026 et le déménagement des bureaux administratifs, de la librairie se feront dans la foulée.

À ce stade d’avancement, l’édifice à la silhouette sobre se laisse contempler en imaginant la large ouverture vitrée côté parking qui offrira aux visiteurs une vue privilégiée sur l’espace cloître de l’abbaye.
Entre les deux pignons en « béton cyclopéen » – un mélange de pierre de Crassous et de béton – les façades sont vitrées à l’intérieur et habillées de chêne brut à l’extérieur.

Sans rentrer dans les détails des 900 m2 du bâtiment, les espaces déjà cloisonnés donnent déjà un aperçu des futures salles  : le hall d’accueil, l’auditorium, les bureaux administratifs, la salle de réunion,  la librairie-boutique et l’espace cafétéria avec son accès sur l’extérieur verdoyant le long du Cabot.

En rappel, le cabinet parisien Antoine Dufour Architectes en tant que maître d’œuvre a imaginé l’édifice dans l’optique de préserver l’esprit cistercien de ce lieu emblématique tout en lui offrant des espaces modernes et fonctionnels pour mieux accueillir artistes, festivaliers et visiteurs.
Les travaux s’étendront jusqu’au printemps 2026, avec une inauguration attendue lors du 49e Festival de Sylvanès.

Cet ambitieux projet de territoire est porté par la Communauté de Communes Monts, Rance et Rougiers qui assure la maîtrise d’ouvrage en collaboration étroite avec la petite commune de Sylvanès, propriétaire des lieux, les conseils et le soutien des services de la DRAC et des Monuments historiques d’Occitanie au Ministère de la Culture, le Département de l’Aveyron, du Conseil Régional Occitanie-Sud de France, de l’Europe (Programme européen régional FEDER/FSE+/FTJ 2021-2027) et du Parc naturel régional des grands Causses.