Une première académie de composition chorale

C’est à l’initiative du directeur artistique de l’Abbaye Michel Wolkowitsky et du chef de chœur et compositeur Christopher Gibert qu’a été créée à Sylvanès cette première Académie à destination de jeunes compositeurs et compositrices.

L’Académie de Composition Chorale de Sylvanès se veut être un lieu unique de transmission, de formation et d’exploration dédié à la création contemporaine pour chœur et pour voix. Placée sous le parrainage artistique du compositeur Thierry Escaich, elle s’adresse à de jeunes créateurs désireux d’approfondir l’écriture vocale et de s’immerger dans l’univers exigeant et spécifique de la composition chorale.

Michel Wolkowitsky entouré de Christopher Gibert et Thierry Escaich

Pensée comme un véritable tremplin pour une nouvelle génération de compositeurs et compositrices, l’Académie propose un parcours complet, de l’esquisse à la diffusion, afin de répondre aux enjeux actuels du développement du répertoire choral français.

Le projet se développe en deux temps forts à l’Abbaye de Sylvanès :

• Du 1er au 3 mai 2026
D’abord, une session d’échanges, de réflexion et de travail « à la table » avec Thierry Escaich, au cours de laquelle les compositeurs sont accompagnés dans l’élaboration de leur œuvre avec leur langage, l’exploration des potentialités vocales et la mise en musique de textes français. Cette phase fondatrice permet d’inscrire chaque œuvre dans une démarche artistique personnelle, nourrie par l’expérience d’un compositeur majeur de notre temps internationalement reconnu.

 • Du 16 au 20 septembre 2026
Puis vient la résidence de « mise en voix » à Sylvanès, au cœur d’un patrimoine exceptionnel dont l’acoustique et la beauté nourrissent l’inspiration. Les œuvres y prennent vie grâce au chœur professionnel Dulci Jubilo, dirigé par Christopher Gibert, un instrument d’excellence reconnu pour sa précision, sa souplesse et son engagement en faveur de la création contemporaine. Le contact direct avec les chanteurs, leurs timbres, leurs possibilités techniques et expressives, constitue un moment déterminant de la formation : les partitions se façonnent, se transforment et s’accomplissent dans l’échange et l’expérimentation.

Le chœur professionnel Dulci Jubilo placé sous la direction de Christopher Gibert

Cette Académie constitue ainsi un espace privilégié d’apprentissage, où la technique, l’imaginaire et la pratique professionnelle se rencontrent pour faire émerger de nouveaux répertoires chorals français. Deux ambitions majeures guident ce projet : offrir à de jeunes compositeurs une formation d’exception, et enrichir durablement le paysage choral contemporain.

Les œuvres réalisées font l’objet d’une restitution publique le dimanche 20 septembre en l’abbatiale de Sylvanès, puis d’une captation professionnelle en vue d’une diffusion à travers le label Anima Nostra et le Centre culturel de rencontre de Sylvanès, assurant aux jeunes compositeurs une visibilité concrète et une première insertion professionnelle.

Soutenue par un territoire inspirant, sublimée par un ensemble vocal d’excellence et nourrie par l’accompagnement d’un maître de la création, l’Académie de Sylvanès affirme son ambition : donner naissance aux voix chorales de demain, et écrire aujourd’hui le futur de la musique vocale française.

Infos pratiques :
Deux sessions
indissociables : du 1er au 3 mai et du 16 au 20 septembre 2026
Coût pédagogique  : 300 € pour les deux sessions (frais d’hébergement et de restauration en sus)
Effectif maximum : 3 compositeurs et 3 compositrices
Candidatures jusqu’au jeudi 2 avril sur le site de l’abbaye  : Déposez votre candidature 

En savoir plus sur  :
Thierry Escaich
Christopher Gibert et Dulci Jubilo
L’Association Anima Nostra

Le Jeu de Robin et Marion

Samedi 18 avril 2026 à 21 h
Abbatiale de Sylvanès

L’Histoire revisitée d’un amour médiéval
Création musicale 2026 d’après un manuscrit d’Adam de la Halle (13e siècle)

par La Camera delle Lacrime
sous la direction artistique de
Bruno BONHOURE et Khaï-Dong LUONG

Le Jeu de Robin et Marion a été écrit par le trouvère Adam de la Halle dans les années 1280. Ce roman lyrique est parfois considéré comme la première comédie musicale de l’histoire de la musique occidentale. Il renaît aujourd’hui dans une nouvelle version, grâce aux interprètes de La Camera delle Lacrime.
Marion, jeune bergère, rêve en chantant à son ami Robin. Arrive alors le chevalier Aubert qui, à défaut d’arriver à la séduire, décide de l’enlever. Heureusement, Marion peut compter sur le soutien de ses ami(e)s…

Avec cette nouvelle création, La Camera delle Lacrime vous invite à une exploration sensible et ludique de l’amour, du jeu et du quotidien au Moyen Âge dans une langue rendue accessible par une adaptation du texte ancien dans un français moderne.

Un concert familial ouvert à tous les publics !


Tarifs : 15 € (plein), 10 € (réduit), gratuit – de 15 ans (contremarque à récupérer à la billetterie)
Tous publics – Durée : 1 h15
Billetterie sur www.sylvanes.com ou sur place Renseignements au 05 65 98 20 20

Des retraites YOU-TOPIA à Sylvanès en 2026 !

Prendre du recul, s’accorder du temps, s’immerger et partager un enseignement vivant… c’est l’essence des retraites YOU-TOPIA. En France ou ailleurs, ces séjours sont pensés comme des expériences de transmission et de transformation, portées par des intervenants engagés, entre pratiques intérieures, réflexions profondes et moments de partage.

Séduite par le cadre unique et apaisant de l’abbaye de Sylvanès, l’agence de voyage YOU-TOPIA en collaboration avec l’Abbaye, y organisera ses retraites pour la saison 2026. De mai à septembre, huit sessions sont programmées autour de thématiques variées et encadrées par des intervenants prestigieux parmi lesquels Thierry Janssen, Alexandre Jollien, Narjès Kel, Leili Anvar… Si vous souhaitez vivre cette aventure, les inscriptions sont déjà ouvertes et se font directement sur le site YOU-TOPIA


Inspirations d’Égypte – avec Thierry Janssen

Du 28 au 31 Mai 2026

Rencontrer Thierry Janssen dans un cadre de retraite est une occasion précieuse. À travers ses enseignements profonds et sa présence lumineuse, il nous guide vers une vision unifiée de l’être inspirée par les symboles et la sagesse millénaire de l’Égypte. Entre contemplation, pratiques de présence et réflexion intérieure, ces quatre jours offrent un espace unique pour éclairer notre chemin et renouer avec l’essentiel.

 


Marie-Madeleine, la voie de l’amour et du verbe – avec Audrey Fella

Du 4 au 7 juin 2026

La profondeur de la recherche d’Audrey Fella fait de cette rencontre un moment rare. À travers la figure inspirante de Marie-Madeleine, elle nous invite à parcourir un chemin où histoire, symbolique, amour et parole se rencontrent. Cette retraite propose une exploration sensible et éclairante du féminin spirituel, dans un dialogue entre érudition et intériorité qui nourrit le coeur autant que l’intelligence.


Un grand plouf dans la confiance – avec Alexandre Jollien

Du 05 au 07 Juin 2026

Être accompagné par Alexandre Jollien en petit groupe est une véritable expérience humaine. Par sa simplicité, sa joie et sa philosophie incarnée, il nous guide vers un art de vivre plus confiant, plus libre, plus spontané. Trois jours d’exercices, d’échanges authentiques et d’inspiration pour revenir à l’essentiel : la joie d’être soi, pleinement et sans masque.


Retraite de danse soufie – avec Narjès Kel

Du 18 au 21 Juin 2026

La possibilité de rencontrer Narjès Kel et de recevoir son enseignement est rare et précieuse. À travers la danse soufie, elle transmet une voie d’unification où le mouvement devient prière, centrage et élévation. Cette retraite offre une immersion sensible dans une tradition vivante, nourrie de poésie, de respiration, d’ancrage et de silence. Un temps pour laisser le corps retrouver son élan naturel vers le sacré.


Œuvrons avec l’invisible ! – avec Odile Chabrillac

Du 19 au 21 Juin 2026

La présence d’Odile Chabrillac rend ce stage particulièrement unique. Avec clarté, simplicité et profondeur, elle ouvre un chemin de compréhension et de relation avec les forces subtiles qui accompagnent nos vies. À travers des pratiques accessibles, des partages et une écoute fine, cette retraite invite à reconnaître, accueillir et collaborer avec l’invisible dans un cadre éthique, lumineux et profondément humain.


L’amour, c’est s’envoler vers le ciel… – avec Leili Anvar

Du 22 au 26 Juin 2026

Rencontrer Leili Anvar dans un espace intime est une opportunité exceptionnelle d’entrer en résonance avec la grande tradition de l’amour mystique. À travers Rûmî et d’autres poètes inspirés, elle nous guide vers une compréhension vivante de l’élan d’amour qui élève l’être humain. Cinq jours d’enseignements, de lectures, de méditations et de silence pour goûter la beauté d’une sagesse universelle.


Souvenez-vous de votre futur ! – avec Philippe Guillemant

Du 10 au 13 Septembre 2026


La possibilité d’approcher les recherches de Philippe Guillemant en retraite est rare. Il propose ici un accès vivant et concret à ses travaux sur la conscience, le temps et les lignes de vie possibles. Entre échanges, visualisations et approfondissement intérieur, ce stage ouvre un espace unique pour comprendre comment nos choix créent notre futur et comment retrouver notre souveraineté intérieure.


Rûmî, le Mathnawî et l’amour – avec Hayat Nur Artıran 

Du 24 au 27 Septembre 2026

La présence de Hayat Nur Artıran  constitue un événement rare et précieux. Porteuse de la tradition vivante de Rûmî, elle transmet le Mathnawî avec une douceur, une sagesse et une authenticité uniques. Cette retraite est une occasion incomparable d’approcher la voie de l’amour selon Rûmî, nourrie d’enseignements, de récits, de silence et d’une présence qui touche le coeur en profondeur.

À propos de YOU-TOPIA

Fondé par Raphaël Cauvin, YOU-TOPIA est le fruit d’un parcours jalonné de voyages initiatiques à travers le monde, des pays anglo-saxons aux terres spirituelles de l’Inde, en passant par l’Orient, l’Asie et l’Afrique.

Ces explorations ont nourri une quête de sens et favorisé des rencontres avec des traditions ancestrales et des enseignements profonds. Spécialisé dans la création et l’organisation de stages de retraite et de voyages initiatiques, il imagine des expériences uniques, offrant à chacun l’opportunité d’élargir ses horizons et de se reconnecter à l’essentiel. YOU-TOPIA incarne cette vision, en proposant des voyages et des expériences transformatrices conçus pour éveiller, inspirer et inviter à une autre manière d’être au monde.

Missions

YOU-TOPIA, c’est l’invitation à explorer une mosaïque de possibles :

• L’approfondissement d’un savoir ou d’une pratique au gré de retraites en France ou de stages immersifs.
• Un voyage intérieur, une odyssée spirituelle, à travers des pérégrinations en terres empreintes de sens et de fertilité spirituelle.
• La rencontre vibrante d’âmes engagées, lors d’événements ponctuels, où se tissent des échanges profonds avec ceux qui façonnent un monde plus conscient.

Chaque étape est un appel à la transformation, une promesse de résonance avec l’essence de ce qui est.

Plus de détails sur l’agence YOU-TOPIA

Les projets scolaires 2025-2026

Tour d’horizon des projets d’éducation artistique et culturelle pour l’année scolaire 2025-2026  !

 

CHORALE À L’ÉCOLE (7e année consécutive) : le plaisir de chanter ensemble !

En ce début d’automne, les élèves ont accueilli leur nouvelle professeure de chant. Jusqu’au mois de juin prochain, Anna Claire Golitzin – musicienne intervenante rattachée au Conservatoire de l’Aveyron – sillonnera les routes tous les mardis pour aller faire chanter les enfants dans leur école. Au total, 11 classes – soit 175 élèves – bénéficieront chacune de 14 ateliers de 45 minutes, mais aussi d’une rencontre artistique avec l’auteur, compositeur, interprète Hervé Suhubiette. Le projet aboutira comme chaque année au mois de juin 2026 à une restitution publique pour expérimenter en chœur l’exceptionnelle acoustique de l’abbatiale.

Initié par l’Abbaye de Sylvanès, Centre culturel de rencontre, ce projet est mené en partenariat avec la Communauté de Communes Monts Rance et Rougier, le Conservatoire à Rayonnement Départemental de l’Aveyron, le Conseil Départemental de l’Aveyron et le soutien de l’Éducation nationale.


CRÉATION MUSICALE  « Amoureux imaginaires : le Jeu de Robin et Marion »

Une fois n’est pas coutume ! L’abbaye de Sylvanès associe des élèves à la prochaine création musicale de La Camera Delle Lacrime. Le parcours éducatif, artistique et humain qui leur est proposé est à la fois exigeant, joyeux et accessible ! Il s’inspire du Jeu de Robin et Marion, pièce de théâtre entrecoupée de chansons composées en 1280 par le trouvère Adam de la Halle.
Souvent considérée comme la première comédie musicale de l’histoire occidentale, cette œuvre est un précieux témoignage sur la culture médiévale et constitue une immersion vivante au cœur d’un projet pluridisciplinaire mêlant expression corporelle et vocale, musique, patrimoine et histoire des arts. En outre, il questionne la représentation de l’amour, du jeu et du quotidien au Moyen Âge.

De décembre à mars, deux classes de 5e bénéficieront d’interventions mensuelles menées par Bruno Bonhoure (direction musicale et coordination pédagogique, chant, harpe et tambour sur cadre) et Khaï-Dong Luong (recherche, dramaturgie, écriture du scénario) pour :

– Découvrir le répertoire médiéval
– Apprendre à chanter en ancien français
– Expérimenter le travail scénique et collaboratif
– Vivre l’expérience de la création artistique aux côtés de musiciens professionnels

La restitution finale présentée aux familles le vendredi 17 avril sera un véritable spectacle où les élèves seront au cœur de l’action !


À VOL D’OISEAU: quand musique et nature se rencontrent pour éveiller les sensibilités

Ce projet est développé par La Chapelle Harmonique en partenariat avec la Ligue pour la Protection des oiseaux et avec le soutien des services de l’Éducation nationale. Deux classes bénéficieront d’une série de quatre ateliers au printemps : imiter, observer et reconnaître les chants d’oiseaux avec des appeaux ; découvrir comment les oiseaux ont inspiré les compositeurs du Moyen Âge à aujourd’hui ; atelier de chant et apprentissage des œuvres « Les Rossignols » de Ballard » et « Le concert des oyseaux » de Moulinié ; intervention de La Ligue de Protection des oiseaux pour fabriquer une mangeoire ou un nichoir. Une expérience unique où musique et nature se rencontrent pour éveiller les sensibilités…

 


DES PIEDS ET DES MAINS POUR LA FORÊT : tous à la (re)découverte de la biodiversité forestière !

Chaque année à la mi-juin, les écoles du territoire rejoignent Sylvanès pour une journée spéciale coorganisée avec l’association Millefeuilles où découvertes riment avec nature et bonne humeur !

Au cours de cette journée, chaque élève âgé de 3 à 10 ans participe à quatre ateliers animés par des intervenants professionnels passionnés. Observer les petites bêtes de la rivière, partir à la recherche d’insectes, découvrir les secrets de la ripisylve, comprendre pourquoi et comment trier ses déchets… ou même assister à un spectacle ! Que l’approche soit scientifique, artistique, sensorielle ou ludique, chacun y trouve son compte, quel que soit son âge.

Un rendez-vous annuel riche en surprises qui, d’année en année, aide les enfants à mieux comprendre le monde qui les entoure, à développer leur curiosité et à devenir, tout doucement, des citoyens responsables et attentifs à leur environnement.

 


VISITES ET ATELIERS DÉCOUVERTE : une immersion artistique et patrimoniale pour les classes !

Tout au long de l’année, l’Abbaye de Sylvanès ouvre ses portes aux établissements scolaires et devient un formidable terrain de découverte pour les élèves. Bien plus qu’un monument historique, cette ancienne abbaye cistercienne est en effet un véritable lieu de vie et de création.

À travers des visites mêlant découverte et participation, les élèves explorent le site d’une façon originale, ludique et sensorielle. Du Moyen Âge à l’époque contemporaine en passant par l’époque moderne : chaque recoin de l’abbaye raconte une histoire en lien avec les programmes scolaires.

Et pour aller plus loin, place à la pratique artistique ! Chant, musique, calligraphie… les ateliers invitent les élèves à créer, bien sûr, mais aussi à regarder et à s’exprimer autrement qu’à leur habitude. Encadrés par des professionnels passionnés, ces moments sont pensés pour éveiller la curiosité, libérer la créativité et favoriser différemment l’apprentissage de savoirs et de savoirs faire.

Cerise sur le gâteau : ces actions sont éligibles au Pass Culture, via l’interface Adage, permettant aux établissements de bénéficier de financements spécifiques.

Visite de la ministre de la Culture à Sylvanès

Le mardi 29 juillet, nous avons reçu à Sylvanès la visite de Madame Rachida Dati, ministre de la Culture venue dans le cadre d’un déplacement consacré aux Centres culturels de rencontre (CCR).
Cette visite a permis à la Ministre de réaffirmer son engagement en faveur de ces lieux culturels singuliers qualifiés par Michel Wolkowitski, directeur général de l’Abbaye de Sylvanès et Vice-Président de l’ACCR – Association des Centres culturels de rencontre de « forteresses d’humanité » : « Des lieux qui ont fait de leurs patrimoines anciens des monuments du 21e siècle, bien vivants, foisonnants de créativité et rayonnant vers l’extérieur ! ».

A son arrivée, Madame la Ministre a pu découvrir l’avancée des travaux du chantier d’aménagement de l’abbaye guidée par l’architecte Pierre Dufour du cabinet Antoine Dufour Architectes et saluer le savoir-faire des entreprises aveyronnaises mobilisées : « un projet qui allie modernisation et faible impact carbone et un bâtiment qui se fond très bien dans le paysage » a t-elle précisé.

La visite s’est poursuivie dans l’abbaye, où Rachida Dati a pu assister aux ateliers de chant en cours, prenant le temps d’échanger avec les chefs de chœur et les stagiaires présents.

Cette visite fut aussi l’occasion de partager avec elle à la fois nos inquiétudes concernant l’importante baisse des subventions publiques subie dans le secteur du spectacle vivant mais aussi notre fierté pour tout le travail accompli depuis bientôt 50 ans pour faire rayonner notre abbaye.

Lors de son discours, Madame la ministre a en effet rendu hommage au travail remarquable engagé depuis cinq décennies par les acteurs culturels de l’abbaye, à son Festival international et aux nombreuses actions de formation, d’éducation artistique et de médiation culturelle menées tout au long de l’année.

En réponse aux inquiétudes des CCR qui ont subi ces deux dernières années des coupes, budgétaires importantes, la Ministre a annoncé des mesures en leur faveur :
• Le renouvellement, d’ici la fin de l’année et pour trois ans, d’une convention de partenariat entre le ministère de la Culture et l’Association des Centres culturels de rencontre (ACCR), qui anime ce réseau depuis plus de 50 ans.
• La réaffirmation de l’excellence du label CCR, qu’elle a qualifié de « label d’avenir », riche de son histoire et de sa diversité.
• Des priorités claires : renforcer la visibilité du label, valoriser son rôle dans les dynamiques géopolitiques (à l’échelle nationale et internationale), et contribuer à la cohésion sociale par l’aménagement culturel des territoires ruraux.

« Voilà ce que je souhaite porter pour ces centres culturels de rencontre qui sont des lieux uniques, ouverts sur le monde et l’Abbaye de Sylvanès l’incarne admirablement. » a déclaré la Ministre Rachida Dati.

 

Mathieu Fantin : l’apprentissage par l’éveil musical

Mathieu Fantin est un musicien spécialisé dans les instruments anciens, principalement médiévaux. Il joue dans plusieurs groupes mêlant musiques actuelles et rock celtique médiéval, avec des instruments d’époque comme la vielle à roue, le nyckelharpa ainsi que diverses cornemuses. Passionné de découverte et de transmission, il intervient régulièrement en milieu scolaire et en crèche pour initier les enfants aux sonorités anciennes et peu courantes, mêlant éveil musical et contes inspirés des légendes médiévales. Son travail avec les jeunes nourrit sa démarche artistique et lui procure une grande satisfaction, notamment lorsqu’il voit l’intérêt et la curiosité des enfants pour ces musiques d’un autre temps.

La musique comme passerelle

Pour Mathieu Fantin, chaque intervention est une invitation à rêver. Avec ses instruments, il tisse un lien unique entre musique, conte et imaginaire. Ses ateliers, souvent ponctués d’histoires médiévales ou de légendes réinventées, deviennent de véritables voyages sensoriels pour les enfants.
« Ce que je veux, c’est leur transmettre de la découverte, titiller leur imaginaire avec des histoires, des contes et des légendes. Qu’ils sortent un peu de l’ordinaire avec quelque chose qu’ils ne voient pas tous les jours.»

Cette approche narrative transforme l’éveil musical en aventure. Les enfants ne sont pas seulement spectateurs, ils deviennent explorateurs d’un monde sonore aux textures nouvelles. Ils écoutent, participent, posent des questions. Et c’est exactement ce que Mathieu recherche. Pour lui, l’important n’est pas que tout soit retenu, mais que quelque chose résonne. « Provoquer quelque chose en eux et que cela reste, peu importe la forme que ça prendra et même s’ils l’oublient par la suite, ce n’est pas important : ils auront vu et entendu quelque chose. »

Créer du lien, décloisonner les mondes

Mathieu n’enferme pas ses interventions dans un carcan pédagogique. Bien au contraire, il joue sur les contrastes, les ruptures, les différences. Entre les sonorités d’une musique médiévale et la douceur d’une mélodie ancienne, il travaille au croisement des sensations, des émotions et de la mémoire. Ces ateliers sont un véritable espace d’expérimentation pour Mathieu, ce qui lui permet d’affiner sa pratique, tester de nouvelles idées, enrichir son univers musical.
Il adapte en permanence ses formats, ses récits, ses interventions. Il intègre parfois des instruments venus d’ailleurs, des objets sonores insolites, des textures inattendues. Son cadre de travail évolue, s’élargit, sans jamais perdre son cap.
« Quand je vois qu’il y a quelque chose qui fonctionne, je l’alimente, je l’améliore. Mais je ne m’interdis pas d’évoluer et de partir dans vers d’autres horizons. Je reste principalement dans l’instrumentarium médiéval, car l’objectif est de toujours leur faire découvrir des instruments qu’ils n’ont pas l’habitude de voir ni d’entendre. »

Ce travail de fond, patient et discret, finit parfois par porter des fruits inattendus. Comme ce jour où il reçoit un mail d’un jeune réalisateur de films. Un ancien élève, aujourd’hui adulte, qui se souvient encore de l’intervention de Mathieu en primaire et lui propose de composer la musique de son court-métrage. Selon Mathieu, ce sont ces moments-là qui lui font prendre conscience de la valeur de son travail, de ce qu’il transmet.

Propos recueillis et article rédigé par Fatoumata Sidibe, stagiaire au service communication

Fabien Bringuier : l’humain au cœur du vivant

Fabien Bringuier est animateur et accompagnateur au sein de l’association d’éducation à l’environnement Millefeuilles. Créée en 2004, dans le département de l’Hérault, Millefeuilles a pour mission de sensibiliser un large public à la richesse et à la fragilité de la nature en développant des projets de vulgarisation et de valorisation de l’environnement. Récemment, à l’abbaye, Fabien a animé des ateliers autour des espèces mal-aimées pour des élèves de 5e du collège André Chamson du Vigan (Gard).

Un engagement pour la pédagogie et la nature
La démarche éducative de Fabien Bringuier allie pédagogie et passion dans le but de contribuer à l’évolution des mentalités, de susciter une prise de conscience dès le plus le jeune âge et de tendre vers une harmonisation de l’humain avec le vivant.
Auprès des écoles, des collèges, des familles, des curieux et même des plus sceptiques, il multiplie les actions de médiation et de formation sous forme d’ateliers ludiques où il adapte son contenu au public qui l’entoure. Ce qui l’anime : apprendre à mieux connaître pour mieux cohabiter. « Pour apprendre à dépasser ses peurs face à ces espèces, il faut les connaître et comprendre leur rôle dans l’écosystème. Encourager chacun à adopter un regard plus respectueux et plus curieux envers la nature contribue à la préservation de la biodiversité et à la construction d’un avenir durable ».
Au-delà de tout cela, Fabien Bringuier espère transmettre une manière plus consciente de se représenter le vivant.

Un atelier interactif pour valoriser les espèces mal-aimées
Les élèves commencent par lister les espèces qu’ils craignent ou qui les dégoûtent, généralement les araignées, frelons, serpents, scorpions, crapauds et autres scolopendres ! Ils votent pour l’espèce qu’ils redoutent le plus et explorent une exposition de vingt panneaux où chacun représente une espèce en détails. Par petits groupes, ils en choisissent une et la présentent aux autres sous forme d’exposé : où vit-elle, de quoi se nourrit-elle, quels sont les risques réels pour l’humain etc. Ces moments d’échanges permettent aux apprenants de dédramatiser les peurs – souvent démesurées – vis-à-vis de ces bestioles mais aussi d’éviter le recours à des gestes cruels, voire irréversibles envers elles.  Fabien propose ensuite quelques simulations de situations concrètes, comme « vous ouvrez votre garage et vous trouvez nez à nez avec un serpent » ou « lors d’un déjeuner de famille, votre oncle se fait piquer par un frelon » pour évaluer et éventuellement corriger les comportements.
Ces ateliers se concluent par un quiz collectif qui consolide les apprentissages dans la bonne humeur et la plupart du temps, les élèves repartent avec moins d’appréhensions.

Cet atelier sera également proposé aux familles lors de la 14e édition de « Forêt en Fête » qui se tiendra du 13 au 15 juin en partenariat avec l’abbaye de Sylvanès. Ce rendez-vous festif mêlant arts vivants, cinéma, balades naturalistes, grimpes d’arbres, conférence et débats promet de chaleureux moments de rencontres et de détente au rythme de la forêt sur le magnifique site arboré des anciens Bains de Sylvanès.

 

Le projet d’aménagement de l’abbaye : pose de la première pierre

Le mercredi 5 mars 2025 a marqué une étape clé dans l’histoire de l’Abbaye de Sylvanès : la cérémonie officielle de la pose de la première pierre du projet d’aménagement. Un événement symbolique qui concrétise un projet ambitieux destiné à préserver et moderniser ce joyau cistercien.

Une cérémonie symbolique et fédératrice

La pose de la première pierre s’est déroulée le 5 mars à 15 h, en présence des élus locaux et des partenaires institutionnels et financiers, les adhérents de l’Association de l’Abbaye de Sylvanès. Cet événement solennel a été également l’occasion de rappeler l’histoire du site et son importance pour le territoire.

« C’est un honneur et une joie réelle d’accueillir les partenaires qui nous accompagnent dans ce projet. Aujourd’hui marque une étape nouvelle dans la renaissance de cette abbaye. C’est une page d’histoire en gestation depuis 8 ans qui est en train de s’écrire. Cette ambition de restauration et d’équipement répond aux exigences d’un Centre culturel de rencontre et d’un Grand Site Occitanie.  La construction d’un bâtiment d’accueil s’inspirant des valeurs cisterciennes de discrétion et de sobriété permettra un meilleur accueil des publics«  a souligné Michel Wolkowitsky, maire de Sylvanès et directeur général de l’abbaye.

Pour Monique Aliès, Présidente de la communauté de communes Monts Rance et Rougier, ce projet est un atout majeur pour notre territoire : « Je me réjouis que ce projet réunisse de nombreux entrepreneurs de notre territoire. Cette restructuration est un atout majeur d’attractivité culturelle, touristique, éducative et doit être perçue comme une opportunité de développement de l’économie locale« . 

« Un projet qui permet de respecter l’esprit de l’abbaye et de se hisser à la hauteur de la qualité du site » ajoute Claire Chauffour-Rouillard, préfète de l’Aveyron qui se réjouit de « cette initiative collective et ambitieuse ». 

Ce projet de réaménagement sur plusieurs axes majeurs permettra à renforcer le rayonnement culturel et touristique de l’abbaye comme l’a souligné Claudie Faucon-Méjean, vice-présidentede la Région Occitanie en charge de la culture :  » Sylvanès, c’est bien plus qu’une abbaye : c’est un lieu où s’opère une fusion de la musique, de l’art, de la spiritualité, du patrimoine, de la culture et de la nature, un lieu où l’on apprend à travers un projet culturel à mieux se connaître, à partager des moments et à vivre ensemble. »    

 

Un nouveau bâtiment en harmonie avec son environnement qui comprend : 

  • La création d’un bâtiment d’accueil et administratif, pour offrir un meilleur service aux visiteurs et centraliser les activités liées à la gestion du site.
  • L’aménagement paysager des extérieurs, pour améliorer l’accessibilité et valoriser le cadre naturel exceptionnel de l’abbaye.

Ce projet de 900 m² a été pensé pour s’intégrer discrètement au paysage, l’édifice adoptera une silhouette sobre et peu élevée avec une large ouverture offrant une vue privilégiée sur le cloître de l’abbaye. « Avec ce bâtiment de 900 m2, nous recomposons un immense cloître, un espace clos ouvert sur le Cabot », explique l’architecte Pierre Dufour.

L’entrée principale donnera accès à une salle polyvalente, des bureaux, une librairie-boutique ainsi qu’un espace cafétéria. Entre ses deux pignons en « béton cyclopéen » – un mélange de pierre de Crassous et de béton – les façades seront largement vitrées et soutenues par une imposante charpente en bois massif. À l’intérieur, l’épicéa massif dominera, tandis que l’extérieur sera habillé de chêne brut. Non traité, ce dernier se patinera naturellement avec le temps, jusqu’à adopter une teinte rappelant celle des pierres de l’abbaye. « Nous avons choisi de rendre visibles les éléments que l’on dissimule habituellement », précise Romain Orth du Cabinet Antoine-Dufour.

Il faut également noter que 90 % des matériaux utilisés sont naturels et proviennent de filières courtes afin de réduire l’empreinte carbone liée au transport et de dynamiser l’économie locale. Un ancrage territorial que souligne également Arnaud Viala, président du Conseil départemental : « Ce n’est pas une construction banale, mais un projet enraciné dans son territoire, porté par ses matériaux et ses savoir-faire. »

« Pour nous, c’est une première de nous approvisionner en matériaux à seulement 10 km du chantier », se réjouit l’architecte Pierre Dufour.

À l’issue de la cérémonie, Monique Aliès et Michel Wolkowitski ont salué une avancée significative pour la valorisation du site et de son héritage.

Pour rappel, les travaux de terrassements ont débuté le 18 novembre 2024 et ont marqué le lancement d’un long chantier jusqu’au printemps 2026, avec une inauguration espérée du futur bâtiment pour le 49e Festival !

 

Un ambitieux projet, un enjeu collectif

Cet ambitieux projet de territoire est porté par la Communauté de Communes Monts, Rance et Rougiers qui assure la maîtrise d’ouvrage en collaboration étroite avec la petite commune de Sylvanès, propriétaire des lieux, les conseils et le soutien des services de la DRAC et des Monuments historiques d’Occitanie au Ministère de la Culture, le Département de l’Aveyron, du Conseil Régional Occitanie-Sud de France, de l’Europe et du Parc Naturel régional des grands Causses.

Projet réaménagement Abbaye de Sylvanès ©Cabinet Antoine Dufour

Un appel aux dons des particuliers, fondations et entreprises 

Pour que nous apportions notre part aux côtés des pouvoirs publics à cet ambitieux projet, nous avons créé le Fonds Abbaye de Sylvanès au sein du Fonds de Dotation Transatlantique. Le Fonds de l’Abbaye de Sylvanès a pour vocation de financer les investissements à long terme qui façonneront l’Abbaye de Sylvanès de demain grâce au soutien des particuliers, des fondations et des entreprises. Le Fonds vous offre l’opportunité de vous associer durablement à l’histoire de l’Abbaye de Sylvanès, de nous aider à apporter notre pierre à l’édifice et de bénéficier de réductions d’impôts.

EN SAVOIR PLUS SUR LA CAMPAGNE D’APPEL AUX DONS 

C’est une nouvelle page de l’histoire de l’abbaye qui se prépare, alors construisons ensemble l’avenir qui vient  ! 

EN SAVOIR PLUS SUR LE PROJET ARCHITECTURAL

Elène Golgevit : la musique comme une évidence

Elène Golgevit enseigne actuellement le chant au CNSMD de Paris. Elle-même chanteuse, elle a été et demeure la coach vocal de quelques stars du lyrique d’aujourd’hui et de demain. Sollicitée partout en France comme à l’étranger, elle encadre depuis 2010 à Sylvanès des classes de maître à destination de chanteurs professionnels. Rencontre…

De quand date votre passion pour la musique ?
Je suis tombée dedans petite. D’abord avec mes parents (une mère pianiste et un père violoniste – tous deux chefs de chœurs) mais aussi mes grands-parents paternels chez qui la musique populaire et savante était très présente. Ils aimaient le chant au même titre que la poésie, la littérature, le théâtre, cela faisait partie de leur quotidien. À plusieurs moments, j’ai voulu prendre pleins d’autres directions professionnelles et j’ai toujours été rattrapée par la musique : elle s’est imposée à moi comme une évidence. C’était vital, comme inscrit dans mes gènes.

Où vous êtes-vous formée ?
Au conservatoire de Montpellier en premier lieu, puis je suis partie en Italie me perfectionner auprès du maestro Roberto Caverni. Ce fut une rencontre décisive pour moi : j’ai découvert ce lien fort à la culture opératique. Là-bas, l’image du maçon qui chante les airs d’opéras, ce n’est pas une légende. Je l’ai vécu… l’opéra c’est dans leur ADN. J’ai réalisé alors que ce n’était pas un monde inaccessible et j’ai choisi d’y faire mon parcours de vie, épaulée par Roberto puis d’autres pédagogues. J’ai bénéficié du soutien majeur du phoniatre Benoît Amy de la Bretèque qui m’a permis d’allier à la fois un savoir de la tradition et de la science.

Quelle est pour vous la principale qualité pour être un bon coach vocal ?
Être à l’écoute de l’artiste et de tous les écueils qu’il peut rencontrer, guider avec exigence et humilité.

La promotion « Sylvanès 2024 » de la classe de maître

Nombreux sont les jeunes talents que vous avez coachés… Quel est votre regard sur leurs carrières, les suivez-vous toujours?
C’est très gentil à vous, je les suis toujours en effet, de plus ou moins près selon leurs demandes. Je suis très admirative des singularités de leurs parcours, des sacrifices qu’ils font pour faire ce métier impitoyable. J’ai un grand respect et une grande tendresse pour eux.

Quel rapport avez-vous avec Sylvanès ?
Il est unique. C’est un lieu calme et puissant qui permet de s’immerger totalement, se ressourcer avec le lieu et la nature, être ainsi dans un cocon de travail bienveillant pour aller au plus loin de son exigence. Les chanteurs aiment venir ici, c’est une bulle d’oxygène au milieu de leurs carrières tellement mouvementées par nature. Ces stages sont une occasion de faire le point sur l’évolution de leur instrument-voix et expérimenter de nouveaux rôles. Le lieu épouse totalement cette intimité tout en étant ouvert sur la nature, comme l’artiste l’est sur scène.

Elène Golgevit et sa pianiste Charlotte Bonneu lors du récital « Verdi, Puccini & Intermezzi » du 26 juillet 2024 au Festival

Quel est votre répertoire d’opéra de prédilection ?
Il est vrai que j’ai une sensibilité pour le répertoire d’opéra italien du XIXe siècle comme vous l’avez entendu cet été dans le récital que nous avons donné avec Charlotte Bonneu dans le cadre du festival de l’abbaye. Mais je suis très sensible à George Benjamin, Kaija Saariaho tout comme à Strauss, Massenet… Au delà de l’opéra, je suis gourmande de musique de manière générale sous de nombreuses formes musicales, vocales ou non, de Bach à Mahler, Britten… et nous avons la grande chance en ce moment de découvrir tant de compositrices méconnues.

 

Interview réalisé avec la collaboration de Rachel Gonzales, bénévole au service communication du Festival 2024

 

 

En savoir plus sur la classe de maître 2025 à Sylvanès

 


CE QU’ELLES DISENT DE LEUR PROFESSEUR… 

Elène est un soleil : elle réchauffe les cœurs et permet de faire rayonner notre voix et notre corps tout entier, elle sait mettre en lumière nos voix et nos personnalités artistiques. Elle nous guide dans le chemin de la carrière, elle sait être aussi la tête froide quand le cœur est trop chaud… Sans elle, mon parcours aurait été complètement différent.
Je suis pleine de gratitude pour elle.
Marine Chagnon

Cela fait 13 ans que je travaille avec Elène et je continue toujours d’apprendre à ses côtés. Elle est à l’écoute de chacun de ses élèves et sait s’y adapter. Parce qu’elle a une boîte à outils sans fond pour régler chaque problème qui pourrait se poser, je l’ai longtemps appelée « ma baguette magique ».
C’est aussi une immense pédagogue, une musicienne et une personne incroyable, d’une curiosité et d’une générosité sans limite qui évolue dans sa pratique et dans sa pédagogie encore et toujours. Pour toutes ces raisons, je me suis rendue compte qu’elle était en fait « ma fée » !

Eva Zaïcik

Elène Golgevit est un modèle de bienveillance, d’écoute et de pédagogie. Toujours disponible, dans le respect de l’artiste et de l’élève, elle parvient à instaurer une relation de confiance et à créer un environnement de travail unique pour des résultats toujours concrets. C’est une professeur rare et exceptionnelle.
Anthea Pichanick

Parmi les élèves de la classe de maître 2023 : Marine Chagnon, Eva Zaïcik et Anthea Pichanick

16e Rencontre entre Musique et Cinéma

Voilà déjà 16 ans que, pour marquer la fin de sa saison culturelle, le Centre culturel de rencontre choisit de mettre en lumière la musique dans le 7e art.
Comédies musicales d’hier et d’aujourdhui, films musicaux en tous genres, adaptations d’opéra, c’est près de 120 œuvres cinématographiques qui ont été projetées ces dernières années au Cinéma le Temple de Camarès rassemblant près de 4000 spectateurs.

Ces rencontres du film musical permettent au public cinéphile ou au simple amateur de découvrir ou redécouvrir sur grand écran les films musicaux les plus singuliers et les plus représentatifs du genre ! Et les ressources semblent inépuisables, comme en atteste la sélection concoctée cette année encore par le directeur de l’abbaye Michel Wolkowitski.

Sur trois jours, du 9 au 11 novembre 2024, près de 200 personnes ont investi la salle du Cinéma le Temple à Camarès.

C’est le fiévreux « Coco Chanel & Igor Stravinsky » de Jan Kounen qui a ouvert les festivités ! Dans ce film de 2009, le réalisateur français illustre avec délicatesse et sensualité la liaison orageuse et passionnée entre les deux génies, incarnés par Anne Mouglalis et Mads Mikkelsen, totalement habités par leurs rôles.

Autre film français évoquant la destinée d’un incroyable artiste : le magnifique film « Django » qui a remporté la meilleure jauge public de ces rencontres  ! Les spectateurs sont venus découvrir cet épisode méconnu de la vie du plus célèbre guitariste jazz de l’histoire de la Musique. Plus qu’un biopic, ce film d’ Étienne Comar dont l’action se déroule en 1943 est l’histoire d’une prise de conscience avec des scènes musicales complètement galvanisantes et un Reda Kateb stupéfiant de justesse.

Autre film biographique au programme et qui a séduit le public : le beau et poignant « Il Boemo » de Petr Václav. Le réalisateur tchèque y dresse le portrait élégant et savoureux de Josef Myslivecek, un compositeur de génie oublié, que le jeune Mozart admirait. Un grand film musical avec une bande originale exceptionnelle, des scènes d’opéras grandioses, le tout dans de flamboyants décors, costumes et paysages restituant à merveille la Venise du XVIIIe siècle.

Des histoires poignantes de rêves brisés, d’amour malheureux, de passion, d’ambition, de désir, de sacrifice : il en était aussi question dans l’étincelant film chinois « Perhaps Love » de Peter Ho-Sun Chan, une réalisation haute en couleurs, avec violons, chansons et costumes chamarrés racontant une sublime histoire d’amour sur trois décennies. Beaucoup d’émotions aussi dans le public à l’issue de la projection de la grandiose adaptation du chef-d’œuvre de Victor Hugo et de la comédie musicale éponyme : « Les Misérables » de Tom Hooper avec sa musique magnifique et ses images spectaculaires !

Le film « Sparkle » de Salim Akil où la jeune chanteuse Jordin Sparks partage la vedette avec Whitney Houston complétait cette sélection. Ce remake d’un film culte pour la communauté afro-américaine est surtout un hommage puissant à la musique soul et à l’héritage de la Motown : un drame à grand spectacle à l’énergie et l’enthousiasme communicatif qui a remporté l’adhésion du public.

Le public familial n’a pas boudé non plus son plaisir pour découvrir ou redécouvrir « Mary Poppins » de Robert Stevenson. Ce grand classique musical de 1964 qui raconte les péripéties d’une nounou pas comme les autres sous les traits de la pétillante Julie Andrews demeure un véritable hymne à la bonne humeur ! Soixante ans après sa sortie, il conserve toute sa splendeur et son pouvoir de toucher les cœurs.

Un merci particulier à la Communauté de communes Monts, Rance et Rougier pour son soutien et rendez-vous l’année prochaine pour une 17e édition de ces rencontres du film musical !